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GOCE, un satellite pour mesurer la gravité terrestre et mieux comprendre le climat

Le satellite européen GOCE a été lancé par l'ESA il y a moins de deux ans. Aujourd'hui il a fini de mesurer la gravité de la Terre et devrait rapidement fournir aux chercheurs des données indispensables pour étudier plus précisément l'évolution du climat ou les séismes.

"Le satellite a enregistré les mesures nécessaires pour nous permettre de dresser une carte en haute résolution du +géoïde+, bien plus précise que n'importe quelle autre" et qui sera mise à disposition du public "dans les semaines à venir", vient d'annoncer l'Agence spatiale européenne (ESA).

Grâce à la précision de cette carte - de l'ordre du dix mille milliardième - géophysiciens et climatologues pourront désormais observer beaucoup plus finement les variations dans le niveau des mers, la circulation des océans ou l'évolution des calottes glaciaires.

Car ce fameux "géoïde" évoqué par l'ESA n'est autre qu'une carte virtuelle représentant la surface de notre planète sur laquelle la gravité s'exercerait de façon uniforme, en l'absence de toute influence extérieure (marées, courants marins, vents, etc.).

Autrement dit une Terre irrégulière, une patate pleine de creux et de bosses, mais une patate servant de référentiel unique et permettant d'isoler les effets de l'attraction terrestre sur la plupart des phénomènes liés au réchauffement climatique.
 

La gravité terrestre varie en effet sensiblement d'une région à l'autre, principalement en raison de la rotation de la Terre. Cette dernière exerce une force centrifuge plus forte à l'équateur qu'aux pôles, ce qui donne au globe une forme légèrement aplatie. Un phénomène non négligeable puisqu'on évalue qu'un homme de poids moyen pèse 350 g de plus aux pôles qu'à l'équateur.

De la même manière, les variations dans le champ gravitationnel peuvent provoquer par endroits une dilatation des océans qui n'est pas liée au réchauffement climatique (fonte des glaciers, salinité, etc.). Une influence que l'altimétrie par radar, qui donne une image très détaillée de la surface des mers, n'est pas en mesure d'isoler.

L'attraction terrestre décroît avec l'altitude mais elle est en revanche plus élevée dans les régions composées de roches denses et lourdes. Les mouvements tectoniques, responsables des séismes, et ceux du magma, liés au volcanisme, jouent également sur la gravité.

Autant de facteurs qui rendent parfois difficile la mesure de certains phénomènes climatiques ou hydrologiques, au risque de brouiller certaines interprétations.

Plus concrètement, la précision des mesures du satellite permettra aussi d'établir un "niveau zéro" des mers unifié pour l'ensemble de la planète, ce qui n'est pas le cas actuellement, chaque pays ou zone géographique l'ayant calculé par le passé à partir de repères plus ou moins arbitraires et approximatifs.

Par exemple, le niveau actuel retenu pour l'océan Pacifique à un bout du canal de Panama est supérieur de 20 cm à celui de l'océan Atlantique à l'autre bout...

En France, ce "niveau zéro" de la mer a été déterminé par l'Institut géographique national (IGN) à partir de la moyenne des mesures effectuées en continu, de 1884 à 1897, par le marégraphe de Marseille.

Les données recueillies par GOCE aideront aussi à mesurer plus finement l'élévation de la Scandinavie (environ 1 cm par an) et du Canada (1 à 2 cm par an), qui s'étaient enfoncées lors de la dernière glaciation sous le poids de la calotte glaciaire.

Fort de ces résultats, l'ESA a décidé de prolonger la mission du satellite jusqu'à la fin 2012 afin d'obtenir des mesures encore plus précises.

Source : ESA

Le bassin versant du Missouri pourrait être touché par un puissant séisme comparable à celui de 1811-1812

Le bassin versant du Missouri pourrait être aux veilles d'un puissant séisme comparable à celui de 1811-1812

La zone séismique de New Madrid se situe à la verticale d’un rift antique avorté, le rift de Reelfoot.

De nombreuses questions se posent : Et si le séisme du 12 Février 2010 en Haïti avait réactivé le Rift de Reelfoot et la marge passive de Charleston ?

Il y a environ 550 millions d’années, un rift avait commencé à se former. Son expansion s’est arrêtée et, au fil des millénaires, des sédiment l’ont comblé.

Il y a 180 millions d’années quand l’Océan Atlantique commençait à s’ouvrir un nouveau rift avait commencé en se développant sur l’actuel Charleston.

Depuis, La marge continentale de l’Amérique du Nord s’est déplacée, sur des milliers de kilomètres à partir de son centre de propagation, mais la croûte autour de Charleston, connue sous le nom de marge passive, tout comme le rift de Reelfoot, en est restée en l’état latent d’inactivité.

Si tel est le cas, les aléas sismiques se multipliant et les magnitudes allant s’amplifiant, dans un premier temps s’étalonnant entre 1.9 et 2.5, et oscillant présentement entre 3.5 et 4.3, sur l’échelle ouverte de Richter, le bassin versant du Missouri est aux veilles d’un puissant séisme comparable à celui de 1811-1812.

L’étude est en cours mais les appels d'offres de la FEMA pour des couvertures et paniers repas sonnent l'alerte surtout quand des exercices de simulation d'un big one sont programmés pour mai prochain  http://blog.fema.gov/2010/12/70-earthquake-in-midwest-planning-for.html

Cette faille continentale n'est pas la seule au monde. Ainsi je relève la note de l'étude sur les mesures GPS (voir RENAG : http://www.dstu.univ-montp2.fr/PERSO/chery/RENAG/SO_RENAG_2007_v2.htm#_Toc117050629 )

Les développements récents en paléo-sismologie montrent qu'il peut se produire des séismes de forte magnitude en milieu intra-continental sur des failles lentes. C'est le cas en Mongolie, dans la région de New Madrid dans le centre des Etats-Unis, ou plus proche de nous, en Belgique (faille de Bree) et même en France (faille de Nîmes). D'autre part, de nombreux exemples montrent que le cycle sismique ne suit pas des modèles simples et que les séismes ne surviennent pas de façon régulière (comme un séisme caractéristique d’un modèle périodique par exemple), mais plutôt par crises ou amas. L'irrégularité des temps de récurrence et la présence d'amas temporels de séismes semblent être spécialement marquées dans le cas des zones tectoniques à déformation lente (vitesse de glissement des failles 1 mm/an ou moins).

Ainsi l'observation de crises sismiques sur une faille lente peut conduire à une surestimation de l'aléa sismique. A contrario, l'absence de sismicité sur une longue période ne permet pas d'exclure l'apparition de séismes rapprochés dans le temps.

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Cet autre site américain décrit les raisons des inquiétudes http://endoftheamaericandream.com/archives/is-the-new-madrid-fault-earthquake-zone-coming-to-life et l'émission ABC explique les risques http://www.youtube.com/watch?v=7wVYS5Be-vg&feature=player_embedded

Six fois plus grande que la zone de faille de San Andreas en Californie La zone de faille de New Madrid s'étend sur l'Illinois, l'Indiana, le Missouri, l'Arkansas, le Kentucky, le Tennesse et le Mississippi. Le plus gros tremblement de terre de l'histoire des États-Unis était sous cette faille.


Selon le Geological Survey pus de 500 tremblements de terre ont été enregistrés dans le centre de l'Arkansas depuis septembre 2010. D'où les questionnements des scientifiques pour connaître précisément les causes de cette activité sismique récente. Un séisme de  magnitude 3,8 a secoué le centre-nord de l'Indiana le 30 décembre dernier. Selon les géologues de l'État ce phénomène très irrégulier est extrêmement rare. Pour eux  cette secousse est "sans précédent".

Le tremblement de terre, ressenti en l'Ohio, Illinois, Wisconsin et Kentycky, aurait été assez fort pour provoquer des fissures dans le sol. Les morts récentes d'oiseaux et de poissons en Arkansas, au Kentucky, en Louisianne, non encore élucidés pourraient peut-être avoir un lien avec l'activité sismique sous la faille de New Madrid.

En 1811 et 1812, il y a eu quatre tremblements de terre si puissants dans la zone de la faille de New Madrid qu'ils restent dans les mémoires sismiques. Ils ont été estimés à une magnitude de plus de 7,0, ce qui représente des secousses gigantesques. Il est dit que ces tremblements de terre ont ouvert de profondes fissures dans le sol, que le courant de la rivière Mississippi a changé de sens et qu'ils ont été ressentis jusqu'à Boston. Le dernier tremblement de terre majeur à avoir frappé la région en 1968 avait une magnitude de 5,4, dans la ville de Dale, dans l'Illinois.

Certains croient que si un tremblement de terre assez puissant devait frapper la faille de New Madrid un jour, il pourrait modifier la géographie environnante au point de créer un point d'eau en plein centre des États-Unis.

liens :

http://www.ldeo.columbia.edu/ESSSA2009/ES-SSA-2009-Abstracts.pdf

ftp://ftp.eas.slu.edu/pub/incoming/Theses/Liu_SLU_PhD_97.pdf

La frontière de plaque Arabie-Inde dévoilée

[21-01-2011]

Certaines frontières de plaque cachées au fond des océans sont mal connue. Grace à la campagne Owen menée en 2009 par une équipe de chercheurs de l'Institut des Sciences de la Terre de Paris (iSTeP, CNRS-INSU, UPMC), du Laboratoire de géologie de l'ENS (CNRS-INSU, ENS) et de GéoAzur (CNRS-INSU, IRD), la frontière délimitant les plaques Arabie et Inde vient d'être révélée. La reconnaissance de cette frontière sous-marine a été effectuée à l'aide d'un sondeur bathymétrique de haute résolution à bord du navire de recherche Beautemps-Beaupré, opéré par le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM). Les données bathymétriques révèlent un système de failles jusqu'ici inconnu courant sur plus de 800 km dans le nord-ouest de l'océan Indien. Cette étude est publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letter.

Depuis l'avènement de la Tectonique des Plaques à la fin des années 60, les frontières des plaques tectoniques ont été examinées à la fois sur les continents et dans les océans à la recherche de failles actives où l'énergie destructrice des séismes est dissipée. Pourtant, quelques frontières moins actives ou considérées comme moins dangereuses pour l'humanité, ont échappé à l'attention générale et sont restées pour une large part méconnues, comme la frontière entre deux plaques majeures : l'Arabie et l'Inde.

La frontière de plaque Arabie-Inde dévoilée

[21-01-2011]

Certaines frontières de plaque cachées au fond des océans sont mal connue. Grace à la campagne Owen menée en 2009 par une équipe de chercheurs de l'Institut des Sciences de la Terre de Paris (iSTeP, CNRS-INSU, UPMC), du Laboratoire de géologie de l'ENS (CNRS-INSU, ENS) et de GéoAzur (CNRS-INSU, IRD), la frontière délimitant les plaques Arabie et Inde vient d'être révélée. La reconnaissance de cette frontière sous-marine a été effectuée à l'aide d'un sondeur bathymétrique de haute résolution à bord du navire de recherche Beautemps-Beaupré, opéré par le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM). Les données bathymétriques révèlent un système de failles jusqu'ici inconnu courant sur plus de 800 km dans le nord-ouest de l'océan Indien. Cette étude est publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letter.

Depuis l'avènement de la Tectonique des Plaques à la fin des années 60, les frontières des plaques tectoniques ont été examinées à la fois sur les continents et dans les océans à la recherche de failles actives où l'énergie destructrice des séismes est dissipée. Pourtant, quelques frontières moins actives ou considérées comme moins dangereuses pour l'humanité, ont échappé à l'attention générale et sont restées pour une large part méconnues, comme la frontière entre deux plaques majeures : l'Arabie et l'Inde.

La frontière de plaque Arabie-Inde est située dans le nord-ouest de l'océan Indien au niveau de la...Vue en perspective du bassin 20°N, regard vers le sud-ouest. Le bassin en pull-apart est situé au...Vue en perspective de la terminaison nord de la zone de fracture d'Owen au pied du mont Qalhat,...Vue en perspective de l'extrémité sud de la zone de fracture d'Owen, regard vers le nord. La zone...

Ces plaques coulissent l'une par rapport à l'autre au niveau de la zone de fracture d'Owen dans l'Océan Indien (Fig. 1).

La zone de fracture d'Owen fait partie des grandes frontières de plaques décrochantes comme la failles de San Andreas en Californie ou la faille de la Mer Morte. La zone de fracture d'Owen est marquée par une sismicité modérée et par une ride bathymétrique qui s'élève jusqu'à 2000 m par rapport au plancher océanique environnant. La plaque arabe se déplace vers le nord, légèrement plus vite que la plaque indienne, à une vitesse de 2 à 4 mm an 1 mesurée par GPS. Le levé bathymétrique de haute résolution de la zone de fracture d'Owen effectué lors de la campagne de 2009 avait pour objectif d'identifier les traces de surface des failles actives.

Les données bathymétriques révèlent un spectaculaire système de failles sous-marines dont les escarpements sont bien préservés sur le plancher océanique (Fig. 1). Ces failles se localisent au pied de la ride bathymétrique d'Owen, côté Est. Le système de failles est remarquablement linéaire et se focalise sur une seule branche sur la plus grande partie de sa longueur. Six principaux segments de faille ont pu être identifiés, apparemment ininterrompus sur des longueurs de 60 à 180 km. Les segments de faille sont séparés par des relais extensifs ou compressifs, avec des bassins (dits en pull-apart) localisés au niveau des relais extensifs.

 Le système de faille actif recoupe la ride bathymétrique d'Owen et la décale de manière dextre (c'est-à-dire que le bloc à l'est de la faille se déplace vers le sud) à son extrémité sud et dans sa partie centrale (Fig. 1). Le déplacement total mesuré atteint 10 à 12 km. Une extrapolation du taux de glissement actuel de 3 ±1 mm an-1 restaurerait le décalage observé en 3 à 6 millions d'années. Ce petit décalage fournit donc la preuve que le système de faille actuel s'est initié relativement récemment à l'échelle des temps géologiques. Cependant, la reconstruction du mouvement des plaques Arabie-Inde à l'aide des anomalies magnétiques montre qu'il est resté stable depuis 20 Ma. Ce résultat implique que, avant le développement du système de faille actuel, le mouvement Arabie-Inde était accommodé par un système de faille plus ancien, ou "paléo-zone de fracture d'Owen", inactif depuis ~3 6 Ma.

Le bassin de 90 km de long à la latitude de 20°N (Fig. 2), le long de la zone de fracture d'Owen, correspond à un relai entre deux failles séparées de 12 km. Les dimensions du bassin 20°N (90 x12 km) sont ainsi du même ordre que celle du bassin du même type (en pull-apart) de la Mer Morte (132 x 16 km) le long de la faille décrochante de la Mer Morte du côté ouest de la plaque arabe. Il est directement alimenté en dépôts sédimentaires turbides par un chenal actif provenant de l'embouchure du fleuve Indus descendant de l'Himalaya, située 800 km au NE. Ce chenal présente une sinuosité modérée, par comparaison avec des chenaux abandonnés formant de nombreux méandres à proximité (Fig. 2), qui atteste d'une reprise de l'érosion sur une pente plus forte. Ces changements de pente indiquent un soulèvement tectonique local provoqué par le mouvement des failles actives.

En dépit du faible mouvement de la zone de fracture d'Owen, la trace des failles actives bordant le bassin 20°N n'est pas masquée par les dépôts sédimentaires provenant de l'Indus. La préservation des escarpements de faille indique que le taux de mouvement sur les failles excède la vitesse d'enfouissement par les sédiments. Le processus tectonique est donc dominant sur celui de dépôt.

A chacune de ses extrémités, la zone de fracture d'Owen (ZFO) se termine par des structures extensives associées à des bassins. Au nord, elle se termine par un réseau de failles normales régulièrement espacées, qui se ramifient et forment une spectaculaire structure en queue de cheval de 30 km de large (Fig. 3). Au sud en revanche, la ZFO se termine abruptement dans le bassin de Beautemps-Beaupré, large de 50 km et long de 120 km et bordé par deux failles normales conjuguées ~E-W (Fig 4). De nombreuses cicatrices de glissement de terrain sont observées dans ce secteur, en particulier sur le flanc ouest de la ride bathymétrique d'Owen massivement affecté par des glissements géants, probablement déclenchés par les séismes le long de la zone de fracture d'Owen. A cause de leur volume important, ces glissements en masse représentent une source potentielle de tsunami pour les côtes voisines d'Oman.

Cette étude lève le voile sur un système de faille actif long de 800 km précédemment inconnu, associé à des glissements de terrain géants à la frontière de plaque Arabie-Inde. Ces résultats vont motiver la réévaluation du risque sismique et tsunami dans l'océan Indien NO

Pour en savoir plus
Campagne OWEN : http://www.insu.cnrs.fr/co/expeditions-et-campagnes/owen
Source
Owen Fracture Zone: the Arabia-India plate boundary unveiled,
Fournier, M., N. Chamot-Rooke, M. Rodriguez, P. Huchon, C. Petit, M.-O. Beslier, and S. Zaragosi (2011), Earth Planet. Sci. Lett., 302, 247-252, doi: 10.1016/j.epsl.2010.12.027
Marc Fournier1,2, Nicolas Chamot-Rooke2, Mathieu Rodriguez1,2, Philippe Huchon1, Carole Petit3, Marie-Odile Beslier3, Sébastien Zaragosi4
1 Institut des Sciences de la Terre de Paris (iSTeP), CNRS-UMR 7193, UPMC
2 Laboratoire de Géologie, CNRS UMR 8538, Ecole normale supérieure,
3 GéoAzur, CNRS UMR 6526, Observatoire océanologique Villefranche-sur-mer, France
4 EPOC, CNRS UMR 5805, Université Bordeaux
Contact(s)
Marc Fournier, iSTeP (INSU-CNRS, UPMC)



source : http://www.insu.cnrs.fr

Une vaste opération de forage sous-marin pourrait améliorer la compréhension de l’histoire naturelle de la région au cours des 500 000 dernières année

02.02.2011 | Isabel Kershner | The New York Times

  Certains droits réservés par Borya

A 8 kilomètres du rivage, une équipe internationale de scientifiques fore sous la mer Morte pour recueillir des données sur les changements climatiques et les séismes survenus au cours des 500 000 dernières années. Les premières découvertes de ce projet, qui doit s’étendre sur quarante jours, dépassent toutes les espérances : les scientifiques ne s’attendaient pas à extraire un débris de bois vieux de 400 000 ans, ni à mettre au jour une couche de graviers de seulement 50 000 à 100 000 ans. Cette dernière découverte tend à prouver que le centre de la mer Morte – qui est en réalité un grand lac salé – était autrefois un rivage et que le niveau de l’eau s’est élevé naturellement.

“Nous savions que le niveau du lac avait beaucoup varié”, remarque le Pr Zvi Ben-Avraham, un expert de premier plan de la mer Morte, “mais pas qu’il était descendu si bas.” Membre de l’Académie israélienne des sciences et lettres et directeur du centre de recherche sur la mer Morte Minerva de l’université de Tel-Aviv, le Pr Ben Avraham s’est battu pendant dix ans pour faire aboutir ce projet. Son idée était de creuser sous la mer pour extraire une carotte géologique qui, une fois analysée, pourrait fournir des informations d’utilité mondiale sur les processus naturels et les changements environnementaux.

La mer Morte occupe le plus grand bassin du monde. Les scientifiques ont choisi d’effectuer les forages dans la zone centrale, car ils pensent que les sédiments qui s’y sont accumulés sont toujours restés sous l’eau et que, n’ayant jamais été exposés à l’air, ils sont donc mieux préservés.

Plus d'information sur Dead Sea Deep Drilling ProjectLa composition spéciale de l’eau de la mer Morte présente en outre des possibilités uniques pour la recherche. Les substances minérales qu’elle renferme permettent de faire des datations beaucoup plus reculées dans le temps que la méthode utilisant le radiocarbone et elles offrent ainsi aux scientifiques des indications inédites sur l’histoire des forces naturelles de la région. Le Programme international de forage scientifique continental (ICDP), qui est installé en Allemagne et représente la seule organisation au monde capable de superviser une telle opération, a fini par accepter de financer ce projet de 2,5 millions de dollars [1,8 million d’euros] en collaboration avec l’Académie israélienne des sciences et lettres.

L’opération, dirigée par des Israéliens, fait appel à 40 scientifiques originaires d’Israël, d’Allemagne, de Suisse, de Norvège, du Japon et des Etats-Unis. Le Pr Ben-Avraham et son chef de projet, Michael Lazar, qui enseigne la géophysique marine à l’université de Haïfa, soulignent qu’ils collaborent avec des scientifiques jordaniens et palestiniens, car la mer Morte est bordée par Israël, mais aussi par la Jordanie et la Cisjordanie. Avec son dénivelé de 425 mètres au-dessous du niveau de la mer et sa profondeur de 380 mètres, la mer Morte offre un environnement unique pour la recherche et pourrait contribuer à améliorer la compréhension de l’évolution culturelle de l’homme.

Le premier puits, achevé en décembre 2010, atteint 450 mètres de profondeur. Avant d’entamer le second, les scientifiques enregistreront les données et enverront des tubes emplis de fragments de sédiments à l’université de Brême, en Allemagne, pour les y faire analyser. Uli Harms, le secrétaire exécutif du Programme international de forage, pense que le forage a percé le sédiment de quatre âges glaciaires. “C’est mon hypothèse”, précise-t-il en ajoutant qu’elle sera vérifiée en laboratoire. “Nous sommes en train de faire l’Histoire”, s’enorgueillit le responsable des opérations maritimes, Gideon Amit, de l’Institut national d’océanographie (NIO). Selon Michael Lazar, l’alternance de couches de sel et de boue qui a été mise en évidence témoigne d’une succession de périodes sèches et humides. Il conserve précieusement un débris de bois qui a été découvert dans de la boue et qui provient sans doute d’un arbre charrié par les flots lors d’une inondation.

La présence de gravier similaire à celui que l’on trouve aujourd’hui sur les côtes de la péninsule du Sinaï donne à penser que les eaux de la mer Morte étaient jadis beaucoup plus basses qu’on ne le croyait jusqu’ici. Cette découverte donne aux scientifiques des raisons d’espérer que la baisse actuelle des eaux, due à l’activité humaine, ne soit que passagère, puisque le lac a connu dans le passé des niveaux encore plus bas que celui d’aujourd’hui.

MER MORTE Le projet de forage

Prévu sur quarante jours, le projet de forage sous la mer Morte est un défi logistique. Les scientifiques travaillent sur une plate-forme par tranches de douze heures. Ils y sont déposés à l’aube ou au coucher du soleil par l’unique bateau qui fait la navette et qui, en raison de la forte concentration de sel dans l’eau, exige un entretien constant.
Récemment, les scientifiques ont annoncé qu’ils avaient enregistré une température de 104 °C à 395 mètres de profondeur. Ce chiffre                         

beaucoup plus élevé que prévu leur a ouvert des perspectives. Il devenait possible d’envisager la présence d’une activité volcanique sur le site supposé de Sodome et Gomorrhe, les villes de la Bible décrites dans la Genèse comme ayant été détruites par le soufre et le feu à cause de leurs péchés. Mais cette thèse a été infirmée par un relevé ultérieur qui a fait apparaître une température inférieure plus proche du niveau anticipé.

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2011/02/02/la-mer-morte-revele-ses-secrets 

Communiqué de presse du BRGM du 9 décembre 2010 sur les découvertes majeures pendant la campagne FUTUNA

Futuna 2010 : des découvertes majeures sur un immense domaine volcanique et la biodiversité associée

En moins de deux mois, l’équipe scientifique et technique ayant mené la campagne Futuna 2010 a découvert une nouvelle dorsale active et un volcan majeur actif, le « kulolasi ». Ce dernier comporte le premier site hydrothermal profond et de haute température connu dans la zone économique exclusive française.

Réalisée dans le cadre d’un partenariat inédit, regroupant le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement en lien avec le territoire de Wallis et Futuna, des établissements Publics (Ifremer, Agence des aires marines protégées, BRGM), et des entreprises industrielles intéressées aux projets miniers en mer profonde (Areva, Eramet, Technip) ; la campagne FUTUNA 2010 s’est déroulée du 3 août au 23 septembre 20101 au large des îles de Wallis et Futuna.

Les travaux menés à bord du navire océanographique de l’Ifremer, l’Atalante, ont permis d’acquérir de nouvelles données sur une zone quasi-vierge du point de vue de la connaissance des fonds. L’ensemble des échantillons récoltés (fluides, roches, organismes vivants) impliquera un important travail d’analyses menées à terre dans le cadre de coopérations entre les organismes scientifiques impliqués dans la campagne.

Les moyens techniques français : clef du succès de la campagne
La stratégie et les moyens techniques mis en oeuvre au cours de la campagne Futuna ont permis de réaliser des objectifs ambitieux tant du point de vue de l'échelle des travaux que des objectifs scientifiques pluridisciplinaires.

À bord du navire océanographique L'Atalante, équipé du sous-marin Nautile et de l'AUV1 AsterX, l'équipe scientifique et technique a pu réaliser en moins de 2 mois une quantité impressionnante de travaux d'acquisition de données. Cela représente l'équivalent de ce qui est classiquement réalisé en plusieurs campagnes étalées sur plusieurs années. Peu de pays sont à même de mener ce type d'opération dans un temps aussi court. Les travaux réalisés démontrent ainsi que la France se situe au premier plan mondial pour l'exploration des grands fonds océaniques à toutes les échelles d'investigation.

Au cours de la première partie de la campagne, les nouvelles capacités de cartographie et d'imagerie de l'EM122 (nouveau sondeur multifaisceaux de L'Atalante) ont permis de produire des cartes d'une résolution remarquable, 25 m pour la bathymétrie et 10 m pour l'imagerie. Ces données détaillées ont été au centre de la stratégie d'exploration.
Les chimistes ont pu localiser des panaches hydrothermaux à partir des concentrations anormales de certains éléments chimiques d'origine hydrothermale dans la colonne d'eau. En parallèle, des travaux menés sur les signaux acoustiques dans la colonne d'eau ont permis de cibler certaines zones de plongées. Enfin, les résultats obtenus doivent beaucoup à la capacité de réaliser, à bord, des analyses chimiques et minérales de fluides et de solides.

Au cours de la deuxième partie de la campagne, le couplage Nautile/AsterX s'est révélé particulièrement performant pour conduire les stratégies de plongées d'exploration.
Les cartes bathymétriques dressées par l'AUV AsterX équipé du SMF (sondeur multifaisceaux) du CNRS-INSU sont impressionnantes par leur résolution (maille de 1x1m) et donnent enfin aux scientifiques des documents dont la résolution correspond à l'échelle réelle d'observation du fond à partir du Nautile.
Des cartes de magnétisme près du fond ont également été réalisées grâce au magnétomètre IPGP installé sur Nautile et au magnétomètre CNRS-INSU fixé sur l'AUV.

Des résultats prometteurs
La zone sud de Futuna est un immense domaine volcanique méconnu et situé dans la ZEE française. La campagne Futuna 2010 élargit considérablement le domaine de volcanisme récent partiellement cartographié en 2000 au cours de la campagne Alaufi, également réalisée à bord de L'Atalante, mais qui était équipé à l'époque d'un sondeur bien moins performant.
En comptant les zones de transit, les surfaces cartographiées représentent plus de 35 000 km2 soit près de 2 fois la surface de la Bretagne.

Sur les zones cartographiées, 57% des surfaces sont couvertes par des formations volcaniques récentes. Ces domaines volcaniques sont autant de zones potentielles d'existence de sources hydrothermales actives ou inactives auxquelles s'associent des minéralisations sulfurées et des communautés biologiques spécifiques.

Ce potentiel se trouve renforcé par l'existence de laves variées, basaltes et rhyolites, qui constituent des environnements privilégiés pour l'activité hydrothermale.
Les domaines volcaniques sont contrastés et complexes : dorsales, volcans hors axe, volcans avec calderas sommitales. Une caldera est une vaste dépression, circulaire, à fond plat et limitée par une falaise verticale et circulaire. Cette dépression résulte de l'effondrement de la partie sommitale d'un volcan suite au vidage de la chambre magmatique.

Du point de vue volcanique, deux découvertes majeures sont à souligner : une nouvelle dorsale active et un très large volcan actif2, le « Kulolasi » de 20 km de diamètre. Ce dernier comporte le premier site hydrothermal profond et de haute température connu dans la ZEE française.
L'ensemble des données acquises et des échantillons récoltés (fluides, roches, organismes vivants) impliquera un important travail d'analyses menées à terre dans le cadre de coopérations entre les organismes scientifiques impliqués dans la campagne : Ifremer, BRGM, CNRS, IPGP, UBO-IUEM, CEA.

Étude de la biodiversité
Dès cette première phase d'exploration, des travaux ont été menés sur ces zones vierges. Ils ont permis d'étudier la biodiversité sur les sources hydrothermales et les fonds volcaniques plus anciens ainsi que les oasis de vie sur les points hauts des volcans inactifs. Ainsi, sur plusieurs sites hydrothermaux de basse température, des communautés biologiques variées ont été observées.
Lors de la première partie de la campagne, un travail d'inventaire de la biodiversité de surface a également été mené, avec notamment l'observation des oiseaux et des mammifères marins.

Une équipe pluridisciplinaire
La campagne regroupait à la fois des géologues, géophysiciens, volcanologues, chimistes des fluides et des biologistes (fond et surface, avec notamment des observateurs des mammifères marins), microbiologistes ainsi que des spécialistes de la colonne d'eau.
Les travaux ont mobilisé une importante équipe technique de Genavir pour la mise en oeuvre de cette large panoplie d'outils et d'engins à la mer. L'équipe scientifique était également accompagnée d'une équipe complémentaire de techniciens experts en cartographie et en imagerie acoustique du fond, qui a permis de produire en un temps très court les cartes et les images acoustiques du fond. Cet appui technique efficace s'est avéré essentiel pour définir les stratégies d'exploration durant la première partie de la campagne et les stratégies de plongées au cours de la deuxième partie.

1 Autonomous Underwater Vehicle
2 Ce volcan a été nommé « Kulolasi » équivalent du mot caldera (grand chaudron) en Futunien.


Lire la suite voir les images : http://www.brgm.fr/dcenewsFile?ID=1336

ARNAQUE : Partir en humanitaire en 2011 au TOGO avec l'asso HICA

CETTE ANNONCE N'A RIEN DE SERIEUX IL S'AGIT D'UNE DES NOMBREUSES ARNAQUES DONT LE CONTINENT AFRICAIN A MALHEUREUSEMENT LA PRIMEUR. Ils demandent d'envoyer de l'argent. Surtout ne le faites pas. Ils ont de l'imagination mais ne vont pas concrétiser leurs initiatives. 

 

-ENVIRONNEMENT

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« Nous luttons pour préserver notre environnement et celui de nos enfants »

Les communautés surtout rurales sont confrontées à d’énormes problèmes de gestion de ressources naturelles. La responsabilité d’élever les enfants et d’assurer les besoins du ménage incombe largement aux femmes qui manquent souvent de connaissances, d’expertises et d’aptitudes pour gérer, préserver, sauvegarder, protéger leur environnement immédiat. De nombreux dérapages sociaux, notamment la non maîtrise des énergies renouvelables ainsi que la mauvaise adaptation aux normes nationaux et internationaux de gestions des ressources naturelles, détruisent la flore et la faune de notre pays.
Les anomalies climatiques deviennent de plus en plus chroniques dans nos régions. Nos rivières et court d’eau souffrent de pollution, notre flore se détériore et les lendemains de notre génération future sont gravement menacés.

Seul notre engagement peut sauver le Togo, l’Afrique et toute la planète

Comment ?

- En informant, en communiquant en éduquant et surtout en promouvant une responsabilité individuelle et collective
- En se partageant et échangeant les expériences et expertises
- En développant le réseau.

NOS ACTIONS
A – Assainissement des milieux et Potabilisation de l’eau par la méthode sodis

a- Assainir les milieux


Les méthodes traditionnelles d’assainissement sont : balayer son environnement, se laver les mains, couvrir les plats, laver les habits au moins une fois par semaine. Nous devons veiller aux résultats.


b-Potabilisation de l’eau par la méthode sodis

Nos rivières sont souvent polluées et il est indispensable d’assainir l’eau. De nombreux milieux ruraux ne disposant pas d’adduction d’eau potable. Même s’ils en disposent, les communautés sont réticentes à abandonner les habitudes culturellement ancrées. «Nos pères ont bu l’eau de rivière sans en mourir. Elle est plus fraîche, plus naturelle et plus douce»

Il nous faut les sensibiliser et la meilleure methode de potabilisation d’eau est la méthode Sodis

Qu’est ce que la méthode sodis ?

C’est une méthode de désinfection solaire de l’eau. Elle purifie l’eau à 99,99%
Elle consiste à
- Laver soigneusement la bouteille avant son premier emploi
- Remplir entièrement la bouteille d’eau claire
- Placer les bouteilles sur un support métallique
- Mettre les bouteilles sur le toit
- Placer les bouteilles pendant 6 heures en plein soleil

REMARQUE

Il faut que les foyers aient du matériel pour nettoyer les bouteilles et les récipients qui serviront à boire l’eau de sodis

Il faut avoir au moins 2 bouteilles sodis par membre de la famille

Les Avantages de SODIS

- Purifie l’eau à 99,99%
- Simple et facile à réaliser même pour un enfant
- Ne change pas le goût de l’eau
- Très peu coûteux, ne nécessite que des bouteilles en pateques (PET)
- Respecte l’environnement car ne demande aucune énergie à part les rayonnements solaires.
- Efficace
- Utilisée par plus de 2 millions des personnes dans le monde

Bonne application de la méthode sodis

Pour cette donne application :

a) Prendre une bouteille propre
b) La remplir d’eau à traiter (non trouble)
c) Bien fermer et exposer (sur un support métallique) horizontalement au soleil du matin au soir pendant 6 heures

INDICATION POUR UNE DESINFECTION SOLAIRE REUSSIE

- Si le ciel est nuageux, et qu’il n’y a pas assez de soleil, alors exposer pendant 2 jours.
- Si l’eau n’est pas claire, alors filtrer avant d’exposer au soleil du matin au soir.
- Etre sûr qu’aucune ombre ne tombe sur les toilettes
- Ne pas utiliser les bouteilles de plus de 2 litres, ni les bouteilles, ni les vieilles bouteilles déjà rayées.
- Toujours respecter les règles élémentaires d’hygiène
- Maintenir les récipients et les gobelets servants à boire de l’eau toujours très propres, cela bloque les microbes.

B – Protéger la faune et la flore

Cette protection nécessite une stratégie à court, moyen et long terme. Quoiqu’elle se heurte à un certain nombre de considération d’ordre culturel et foncier, elle participe à une approche progressive d’explication et de compréhension du phénomène aux communautés.

B- 1 La création d’une zone tampon

C’est une zone de mise en jachère et de préservation de ressources de la faune et de la flore. Pendant une période donnée, l’utilisation des ressources naturelles est orientée uniquement vers une zone et sur laquelle on veille pour sa préservation. Ceci permet à l’homme d’être plus attentif à son environnement et être plus conscientisé sur sa protection. Le risque d’exploitation non contrôlée de la flore est ainsi réduit. En ce moment, les ruminants et les bêtes domestiques ne broutent pas sur n’importe quelle surface. Ils sont dirigés dans la satisfaction de leurs besoins alimentaires.
Pour préserver la flore, les ancêtres africains avaient instituée les forêts sacrées où on interdisait tout abattage d’arbre ou risque d’attirer le courroux des dieux. Nos ancêtres respectaient ces règles de protection de l’environnement. Aujourd’hui avec l’émergence d’une société de consommation, les forêts sacrées ont disparu rendant incontrôlée la gestion des ressources naturelles. La zone tampon est un substitut moderne aux forêts sacrée d’antan.

Les dieux seuls ne vont plus dicter l’action de l’homme dans la sauvegarde de l’environnement. Le souci de sauver les génération du désastres écologique doit être notre leitmotiv.



LES AVANTAGES DE LA ZONE TAMPON

- La conservation de la biodiversité animale et végétale
- La fertilisation du sol
- La bonne pluviométrie
- La préservation des espèces et la réapparition des espèces menacées.
- La conscientisation des communautés sur l’enjeu écologique.

LES INCONVENIENTS DE LA ZONE TAMPON

- La zone non tampon est surexploitée d’où la nécessité de pratiquer l’agroforesterie
- La prolifération des animaux nuisibles à l’homme (insectes, reptiles, rongeurs) qui peuvent détruire les récoltes
- Les problèmes fonciers
- Le manque de terre, la réduction de l’espace cultivée

Dans plusieurs zones, le métayage est pratiqué. La terre n’appartenant pas aussi souvent à ces métayers, ils ne trouvent pas nécessaire l’agroforesterie. Un métayer ne verra pas la nécessité de planter un arbre fruitier parce qu’il ne peut pas tirer profit à long terme.

Nos ancêtres ont dit :

« si vous traversez la rivière avec des chaussures aux pieds, vous serez mordus par un serpent »

Nous devons dire :
« Nos rivières ne doivent pas être souillées par les excréments de nos chaussures »


NOS REPONDANTS EN France (lire la suite http://www.laterredufutur.com/html/phpBB3/viewtopic.php?f=79&t=514&p=11327#p11327

Une centrale nucléaire sous-marine pour 2016 ?

Une centrale nucléaire sous-marine pour 2016 ? (Crédit photo : DCNS)
Une centrale nucléaire sous-marine pour 2016 ? (Crédit photo : DCNS)

Le leader européen du naval militaire, DCNS, associé à Areva, prévoit de fabriquer plusieurs petites centrales nucléaires sous-marines. Le premier prototype devrait voir le jour en 2013, pour une mise en service trois ou quatre ans plus tard.

L’idée d’avoir des réacteurs plongés à 100 mètres de profondeur sous les eaux à quelques kilomètres seulement de nos côtes, pourrait paraître farfelue. Mais pour le groupe français DCNS le projet est très sérieux. Le concept passe en phase d’étude de validation en partenariat avec Areva, EDF et le CEA, indique l’Expansion.com.

La centrale sous-marine, baptisée FlexBlue se présenterait sous la forme d’un cylindre de 12 à 15 mètres de diamètre et serait dotée d’une chaudière nucléaire de 50 à 250 mégawatts, ainsi que d’une centrale électrique. Tout sera téléopéré depuis la terre grâce à des câbles sous-marins, détaille le Figaro. L’objectif ? Alimenter en électricité des zones qui regroupent entre 100.000 et un million d’habitants. DCNS espère une première mise en service autour de 2016-2017. Un projet qui nécessite quelques dizaines de millions d’euros d’investissement, selon le groupe. Son premier client pourrait être EDF.

Cette première centrale sera construite à Cherbourg puis transportée sur le site à l’aide de bateaux spéciaux. A terme, DCNS veut pouvoir proposer pas moins de 200 centrales sous-marines de moins de 300 mégawatts dans les vingt années à venir. Ce sont surtout les pays émergents qui sont ciblés par le groupe.

Si le projet est encore tout jeune, l’impact qu'il pourrait avoir sur l’environnement inquiète déjà. Le Figaro explique qu’il faudra faire certifier le réacteur par des Autorités de sûreté nucléaire familières avec les centrales "classiques". "Flex Blue répondra aux normes de sûreté des centrales de 3e génération (EPR). Le cœur du réacteur sera confiné afin d'isoler le combustible de l'eau. L'eau est une source de refroidissement naturelle et infinie. Une telle centrale est à l'abri des catastrophes naturelles telles que la foudre, les chutes ­d'avions ou de météorites, les séismes ou les tsunamis", a déclaré à la presse DCNS. Malgré tout, la question du risque d’accident nucléaire dans ce milieu fragile ne doit pas être laissée de côté. Que se passerait-il alors sous les eaux, au large de nos côtes ?
En effet, que se passerait-il ? Surtout si un séisme sous-marin se produit, si un événement physique non encore identifié vient à perturber l'installation. Les météorites peuvent-elles s'échouer en mer ? ou d'autres ondes n'ont-elles pas d'impact sur les océans ?

Un nouveau site internet recensant les divers "réacteurs météorologiques"

Il existe plusieurs types de tours permettant de produire de l'énergie selon divers processus qui tous font intervenir les forces de la nature, vent, eau, soleil... le professeur Hervé le Treut a suggéré à Denis Bonnelle auteur du livre "  de tous les regrouper sous le nom de "réacteur-météorologiques".

Ce nouveau site internet a pour vocation de recenser tous les nouveaux prototypes en service à travers le monde http://www.tour-solaire.fr/

il est possible d'y télécharger des animations disponibles.

Sur la groupe yahoo* ouvert par le professeur Alain Coustou, lui-même auteur d'un livre sur les tours vortex nous pouvons lire l'intervention suivante :

Fin septembre 2010 s'est tenu en Allemagne à Bochum la 2ème conférence internationale sur les cheminées solaires. Les « pères » du prototype de Manzanares (Espagne) étaient présents (SBP). .. Plus d'infos sur : http://www.bulletin s-electroniques. com/actualites/ 64862.htm 
 

Un site internet de référence (qualifié ainsi par le Canadien M. Michaud / Vortex) en français, anglais, espagnol, allemand et dans d'autres langues. recense tous les projets de cheminées solaires, vortex, tours aérogénératrices, tours énergétiques, toutes les publications, tous les brevets, et il y a pas mal de films ou d'animations, etc. http://www.tour- solaire.fr ; http://www.solar- tower.org. uk/ ; http://www.torre- solar.es/ ; http://www.aufwindk raftwerk. org/.


Le but de ce site est de faire connaître et de promouvoir ces technologies au niveau mondial, par exemple plus de 20 langues sont disponibles sur http://www.chamine- solar.com/ . Un des objectifs de ce site serait par ex emple de faire prendre en compte ces technologies de "vent artificiel" par le consortium "Desertec".
 

un livre en Français est sorti cette année 2010 aux Éditions Ellipses et plus d'un tiers des chapitres est consacré aux tours solaires ou vortex : le livre s'intitule : 21 Énergies Renouvelables Insolites http://www.eyrolles .com/Sciences/ Livre/21- energies- renouvelables- insolites- pour-le-21e- siecle-978272985 4072 (le sommaire y figure!). par Denis Bonnelle et Renaud de_Richter.
http://www.editions -ellipses. fr/fiche_ detaille. asp?identite= 7193
Il est disponible dans toutes les librairies et aussi sur internet (par ex. Amazon ou Fnac ou Virgin).
 
Un précédent livre de Denis Bonnelle : "Vent artificiel "Tall is beautiful"" aux Éditions du Cosmogène (Lyon) décrivait de nombreuses variantes de Tours Solaires.
 
Cordialement
Renaud de_Richter

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1/ Une Cheminée Solaire de 27.5 MW sera construite en Chine (à Jinshawan, Wuhai, Mongolie) et un prototype de 200kW est en fonctionnement depuis 1 mois !

Financé par une entreprise locale en Mongolie intérieure avec 1,38 milliards de yuans (208 millions de dollars US, 160 millions d'euros), la construction a démarré en mai 2009. Il y aura trois phases jusqu'à  couvrir une superficie totale de 277 hectares et une puissance finale qui atteindra 27,5 MW, après la phase finale qui sera achevée en 2013.

http://www.tour- solaire.fr/ nouvelles- infos.php
 
Actuellement, le prototype mis en service le 10 décembre 2010 dans le Jinshawan, ville de Wuhai en Chine du Nord dans la région autonome de la Mongolie intérieure a une puissance de 200 kW (soit 4 fois plus que le précédent prototype construit à Manzanares en Espagne, de 50 kW dans les années 1982-1989), la superficie de la serre fait 4 ha et il peut fournir 400.000 kWh d'électricité par an, épargnant ainsi l'équivalent des émissions de 100 tonnes de charbon et économisant 900 tonnes d'eau, par rapport à la production d'énergie au moyen d'une centrale thermique.

Une fois la construction achevée, la tour solaire à courant d'air ascendant Chinoise sera similaire à celle du projet Espagnol à Ciudad Real, Fuente el Fresno (40 MW), mais une dizaine de fois moins puissante que les projets d'Enviromission à Mildura - Buronga en Australie où en Arizona (USA) dans le conté de La Paz à l'est du lac Havasu.

Autres Sources
En Anglais
 (NB : les sites en « gov.cn » sont les sites Web officiels de la République Chinoise).
http://www.gov. cn/english/ 2010-12/28/ content_1773883. htm
http://www.ccchina. gov.cn/en/ NewsInfo. asp?NewsId= 26743
http://www.solar- tower.org. uk/news-informat ions-en.php

En Chinois
http://www.takungpa o.com/news/ china/2010- 12-28/382785. html
http://source. takungpao. com/news/ 10/12/28/ ZM-1335069. htm
http://jzjn. sun0769.com/ view.asp? id=1862

En Espagnol
http://www.torre- solar.es/ noticias- informacion. php

En Français
http://www.cheminee -solaire. net/nouvelles- infos.php

2/ Enviromission annonce la construction prochaine de "La Paz Solar Tower",  en Arizona (USA)  (désolé c'est en Anglais)
 
On the internet we can read that Enviromission plans "La Paz Solar Tower" in North West Arizona (in La Paz County east of Lake Havasu) with Arup’s  engineering services.
Some have written that the company that consructed the 162-floors Dubai Burj Khalifa 828m high skyscraper (2716 feet) will construct it. Construction will likely begin in 2012, with an estimated June 2014 operation date.

Hoax or reality?

There are no details abot the chinese solar chimney prototype.
 
It is not quite clear for the Enviromission "La Paz Solar Tower", how with 2500 ha building plot, a 4 square mile (10 km2) collector and only 2400 foot high chimney (800m) it could deliver 200 MW??? Acording to my calculations, it will be 40 MW if insolation is 2200 W/m2/year

10-December- 2010 http://www.azcentra l.com/business/ articles/ 2010/12/10/ 20101210arizona- solar-chimney- project.html# ixzz1AianKmAlI
 
I only found one website talking about a 3,281-foot solar tower = 1000m (by David STEFFEN) http://articles. ivpressonline. com/2010- 11-11/iid- manager_24828005
 
Meilleurs Voeux pour 2011
Cordialement
Renaud de RICHTER
co-auteur avec Denis Bonnelle du livre "21 Energies Renouvelables INSOLITES", Ed. Ellipses, 2010.


* suivre l'actualité sur le groupe yahoo http://fr.groups.yahoo.com/group/tours_vortex_coustou-alary/

L'homme de l'an 3000 aura les pieds dans l'eau

Des chercheurs canadiens ont livré des prévisions plutôt pessimistes concernant les 1.000 prochaines années sur Terre. Au programme, pas mal de catastrophes environnementales...

Faire des prévisions pour les 1.000 prochaines années ne relève plus de la science-fiction. Les outils à la disposition des chercheurs permettent en effet de se projeter bien au-delà de notre ère. Une équipe de l'Université de Calgary et du Centre canadien de la modélisation et de l'analyse climatique du ministère de l'Environnement, situé sur le campus de l'Université de Victoria, a eu recours à un modèle mathématique lui permettant de voir la façon dont le monde évoluera d'ici l'an 3000. Et ce n'est pas vraiment beau à voir.

Selon les travaux de ces chercheurs canadiens publiés par le magazine Nature Geoscience, de nombreuses zones côtières vont disparaître sous les eaux, faisant diminuer la masse terrestre au profit des mers. Alors que 30% des terres d'Afrique du Nord vont tomber dans la sécheresse, provoquant de grandes famines sur le continent, la partie occidentale de l'Antarctique va fondre. Il y aura néanmoins quelques chanceux dans l'hémisphère Nord qui ne subiront pas d'énormes désagrément, notamment au Canada et en Russie. Si le processus ne peut être arrêté selon Shawn Marshall, professeur de géographie à l'Université de Calgary, il pourrait être freiné en cas de limitation de la production de CO2. Il espère en tout cas que cette étude va éveiller les consciences chez les populations de 2011, afin que celles de l'an 3000 aient quelques chances d'éviter ce scénario catastrophe.

maxisciences pour yahoonews

L’eau lunaire viendrait de plusieurs comètes

Les chercheurs de l’université de Knoxville progressent dans leurs recherches en ce qui concerne les mystères entourant la présence d’eau sur la Lune.

L’année dernière, les premières traces d’eau sur la Lune étaient découvertes mettant ainsi fin à la croyance jusqu’ici répandue que la Lune était un astre totalement sec. Depuis, le professeur qui avait fait cette découverte, Larry Taylor, a également pu mettre en évidence le fait que l’eau y était même relativement abondante. Désormais, Larry Taylor et son équipe vont encore plus loin en affirmant que cette eau lunaire aurait pour origine les comètes qui s’étaient écrasées à sa surface peu près sa formation.

Rapportées par le site Internet du journal scientifique Nature Geosciences, les découvertes de l’équipe se fondent sur l’analyse des rochers ramenés de la mission Apollo. Grâce à des appareils de mesures, les scientifiques ont en effet eu la surprise de constater que l’eau récoltée sur la Lune et celle présente sur Terre n’étaient pas les mêmes. En réalité, l’eau lunaire n’est pas de l’eau au sens où nous l’entendons (H2O). Il s’agit plus exactement de l’hydrogène et de l’oxygène qui sont dégagés par les rochers lunaires lorsqu’ils sont chauffés.

Ainsi Larry Taylor explique : "Avant nos recherches, nous pensions que la Terre et la Lune possédaient les mêmes composants après l’impact géant, mais que simplement, leur quantité différait. Nos travaux mettent en lumière d’autres éléments que nous n’avions pas prévus… les comètes".

L’impact géant qu’évoque Larry Taylor fait référence à la théorie scientifique selon laquelle la Terre serait entrée en collision avec la planète Theia, d’une taille identique à celle de Mars. L’explosion ainsi provoquée aurait projeté de la matière qui, en s’agrégeant, aurait constitué la Lune. La nouvelle théorie qui s’y ajoute propose qu’une pluie de comètes ait frappé à la fois la Terre et la Lune ; la Terre n’aurait pas subi de grand changement étant donné son importante quantité d’eau alors que la Lune, jusque là totalement sèche, aurait reçu l’eau contenue par les comètes.

maxisciences pour yahoonews

 


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