Les tsunamis menacent-ils nos côtes ?

D'après un recensement effectué par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM), pas moins de 34 tsunamis se sont produits le long des côtes métropolitaines depuis le XVIIIe siècle dont 22 en Méditerranée, 4 en Atlantique et 8 en Manche.

On en dénombre 28 en France d'outre-mer. C'est le recensement le plus complet à ce jour et il est dans le dernier numéro de la revue Natural Hazards and Earth System Sciences. Ce catalogue qui va continuer à s'étoffer au cours des prochaines années est d'ores et déjà disponible sur internet via ce site.

Le site où sont présentés les tsunamis est accompagné des documents ayant permis de repérer les grosses vagues qui ont léché nos côtes. Il s'agit le plus souvent d'articles de journaux ou de témoignages qui régaleront les amoureux d'histoire locale. C'est donc un outil pour attirer l'attention du public sur le risque de tsunamis qui peuvent toucher les côtes françaises.

Sa constitution a notamment permis aux chercheurs de découvrir des tsunamis inconnus le long des côtes méditerranéennes entre Marseille et Perpignan. Les premières recherches n'ont commencé sur le territoire français qu'après le tsunami de Sumatra en décembre 2004.

Le tsunami meurtrier du Japon, le 11 mars dernier, va les relancer encore.

Un projet de recherche baptisé Maremoti est en cours concernant cette problématique. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a, en effet, décidé de réévaluer les risques d'inondations auxquelles pourraient être soumises les cinq centrales EDF situées sur les côtes: Blayais (Gironde), Flamanville (Manche), Paluel et Penly (Seine-Maritime), Gravelines (Nord).

Le terme «tsunami» n'a été adopté par les scientifiques européens qu'en 1960, après le séisme de magnitude 9,5 au Chili qui fit plus de 5000 victimes. A l'époque on ne parlait que "raz-de-marée», il a donc fallu faire le tri dans les archives entre tsunamis et faux tsunamis (tempêtes, ouragans...).

La France métropolitaine n'a pas de volcan actif, ni de grandes failles sismiques actives sous-marines suceptibles de générer des séisme de très forte magnitude et par là-même des tsunamis majeurs. Nos rivages sont en effet beaucoup plus exposés à des événements météorologiques extrêmes. Les côtes bretonnes n'ont même pas été touchées par le tsunami provoqué par le séisme de Lisbonne en 1755. Pourtant, le sud de l'Angleterre et l'Écosse ont enregistré une montée du niveau de la mer. Mais la réalité de ce risque est assez complexe. Ainsi, plusieurs (petites) vagues ont été enregistrées entre 1725 et 1850 dans le port de Cherbourg, dont l'origine reste encore inexpliquée.

À défaut de séismes, la France peut être exposée à des effondrements de falaises ou, pire, de fonds sous-marins comme celui de Storegga qui, il y a huit mille ans, a vu disparaître en mer près de 300 km de côtes norvégiennes. Il est donc fort probabble que nos côtes soient toujours exposées à ce type de phénomènes.

Mais la question sous-jacente nous ramène à une problématique récurrente en matière de gestion des risques naturels : doit-on et peut-on s'en prémunir alors ce phénomènes se produisent tous les cinq mille ans. Les recherches se poursuivent. Récemment, un chercheur de l'École normale supérieure a découvert un mystérieux tsunami qui, le 6 avril 1580, a submergé une partie des côtes de la Manche. Cet événement ne figure pas encore dans le catalogue.

Source : BRGM, Le Monde d'après http://www.catnat.net/gestion-des-risques/gestion-risque-france/connaissances-des-risques/12158-un-catalogue-des-tsunamis-historiques-en-france

A lire en complément

http://www.lepost.fr/article/2010/11/11/2301497_la-plage-du-soleil-sinistree-a-cannes.html

http://www.laterredufutur.com/html/phpBB3/viewtopic.php?f=52&t=570&p=13019#p13019

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