Physique

Les plus extravagantes explications sur un monde bien compliqué mais bien réel même si parfois les illusions sont bien visibles

Découverte d'un trou noir géant

L’astre pèserait plus de cinq masses solaires et serait en train d’absorber la substance de son étoile compagnon.

Ce trou noir de 5 fois la masse du Soleil est en train de phagocyter so étoile compagnon. Jesús Corral Santana (IAC)

 

Ce trou noir de 5 fois la masse du Soleil est en train de phagocyter so étoile compagnon. Jesús Corral Santana (IAC)

Situé dans le système binaire-X XTE J1859 226, dans la constellation Petit Renard, ce trou noir de 5,4 fois la masse du Soleil aspire la matière de son étoile compagnon comme en témoigne la présence d’un disque en spirale de matière se formant par un processus connu sous le nom d’accrétion. Seuls 20 systèmes binaires, sur une population estimée à environ 5.000 au sein de notre Galaxie, sont connus pour posséder un trou noir.

Les systèmes binaires-X sont composés d’un objet compact (qui peut être une étoile à neutrons ou un trou noir) et d’une étoile «normale». Les étoiles à neutrons ainsi que les trous noirs représentent les traces vestiges d’une étoile massive après sa mort. La plupart des étoiles à neutrons connues ont une masse d'environ 1,4 fois celle du Soleil, bien que dans certains cas des valeurs peuvent atteindre plus de deux fois la masse du Soleil.

Les astronomes pensent que lorsqu’une étoile à neutrons dépasse 3masses solaires, elle devient instable et finit par s’effondrer pour trouver un trou noir. « Avec ce résultat, nous ajoutons une nouvelle pièce à l'étude de la distribution de masse des trous noirs. La forme de cette distribution a des conséquences très importantes pour notre connaissance de la mort des étoiles massives, la formation dee trous noirs, et l'évolution des systèmes binaires-X » explique Jésus Corral-Santana, de l'Institut d'Astrophysique des Canaries.

Ce trou noir a pu être repéré lorsque le système est entré en « éruption » en 1999, depuis les astronomes n’ont jamais cessé de l’observer : à l’aide du télescope Isaac Newton (INT) et du télescope William Herschel (WHT) en l'an 2000, du Nordic Optical Telescope (PAS) en 2008 et finalement avec le Gran Canarias Télescope (GTC), situé à l’Observatoire de la Roque de los Muchachos (à La Palma, Iles Canaries), le plus grand télescope optique à infrarouge du monde équipé d’un miroir de 10,4 mètres.

Les données recueillies par ce télescope et associées aux autres résultats ont permis d’évaluer la période orbitale du système (6,6 heures) ainsi que la vitesse du mouvement orbital de l’étoile compagnon autour du trou noir. La combinaison de ces deux paramètres a permis d’estimer la masse de ce trou noir. Le détail des calculs et des observations est publié dans la revue de la Royal Astronomical Society.

http://www.dailymotion.com/video/k256XA0seTepZT21v9K#from=embed

J.I Sciences et Avenir

Le 25 mars 2011 

Le bassin versant du Missouri pourrait être touché par un puissant séisme comparable à celui de 1811-1812

Le bassin versant du Missouri pourrait être aux veilles d'un puissant séisme comparable à celui de 1811-1812

La zone séismique de New Madrid se situe à la verticale d’un rift antique avorté, le rift de Reelfoot.

De nombreuses questions se posent : Et si le séisme du 12 Février 2010 en Haïti avait réactivé le Rift de Reelfoot et la marge passive de Charleston ?

Il y a environ 550 millions d’années, un rift avait commencé à se former. Son expansion s’est arrêtée et, au fil des millénaires, des sédiment l’ont comblé.

Il y a 180 millions d’années quand l’Océan Atlantique commençait à s’ouvrir un nouveau rift avait commencé en se développant sur l’actuel Charleston.

Depuis, La marge continentale de l’Amérique du Nord s’est déplacée, sur des milliers de kilomètres à partir de son centre de propagation, mais la croûte autour de Charleston, connue sous le nom de marge passive, tout comme le rift de Reelfoot, en est restée en l’état latent d’inactivité.

Si tel est le cas, les aléas sismiques se multipliant et les magnitudes allant s’amplifiant, dans un premier temps s’étalonnant entre 1.9 et 2.5, et oscillant présentement entre 3.5 et 4.3, sur l’échelle ouverte de Richter, le bassin versant du Missouri est aux veilles d’un puissant séisme comparable à celui de 1811-1812.

L’étude est en cours mais les appels d'offres de la FEMA pour des couvertures et paniers repas sonnent l'alerte surtout quand des exercices de simulation d'un big one sont programmés pour mai prochain  http://blog.fema.gov/2010/12/70-earthquake-in-midwest-planning-for.html

Cette faille continentale n'est pas la seule au monde. Ainsi je relève la note de l'étude sur les mesures GPS (voir RENAG : http://www.dstu.univ-montp2.fr/PERSO/chery/RENAG/SO_RENAG_2007_v2.htm#_Toc117050629 )

Les développements récents en paléo-sismologie montrent qu'il peut se produire des séismes de forte magnitude en milieu intra-continental sur des failles lentes. C'est le cas en Mongolie, dans la région de New Madrid dans le centre des Etats-Unis, ou plus proche de nous, en Belgique (faille de Bree) et même en France (faille de Nîmes). D'autre part, de nombreux exemples montrent que le cycle sismique ne suit pas des modèles simples et que les séismes ne surviennent pas de façon régulière (comme un séisme caractéristique d’un modèle périodique par exemple), mais plutôt par crises ou amas. L'irrégularité des temps de récurrence et la présence d'amas temporels de séismes semblent être spécialement marquées dans le cas des zones tectoniques à déformation lente (vitesse de glissement des failles 1 mm/an ou moins).

Ainsi l'observation de crises sismiques sur une faille lente peut conduire à une surestimation de l'aléa sismique. A contrario, l'absence de sismicité sur une longue période ne permet pas d'exclure l'apparition de séismes rapprochés dans le temps.

=========

Cet autre site américain décrit les raisons des inquiétudes http://endoftheamaericandream.com/archives/is-the-new-madrid-fault-earthquake-zone-coming-to-life et l'émission ABC explique les risques http://www.youtube.com/watch?v=7wVYS5Be-vg&feature=player_embedded

Six fois plus grande que la zone de faille de San Andreas en Californie La zone de faille de New Madrid s'étend sur l'Illinois, l'Indiana, le Missouri, l'Arkansas, le Kentucky, le Tennesse et le Mississippi. Le plus gros tremblement de terre de l'histoire des États-Unis était sous cette faille.


Selon le Geological Survey pus de 500 tremblements de terre ont été enregistrés dans le centre de l'Arkansas depuis septembre 2010. D'où les questionnements des scientifiques pour connaître précisément les causes de cette activité sismique récente. Un séisme de  magnitude 3,8 a secoué le centre-nord de l'Indiana le 30 décembre dernier. Selon les géologues de l'État ce phénomène très irrégulier est extrêmement rare. Pour eux  cette secousse est "sans précédent".

Le tremblement de terre, ressenti en l'Ohio, Illinois, Wisconsin et Kentycky, aurait été assez fort pour provoquer des fissures dans le sol. Les morts récentes d'oiseaux et de poissons en Arkansas, au Kentucky, en Louisianne, non encore élucidés pourraient peut-être avoir un lien avec l'activité sismique sous la faille de New Madrid.

En 1811 et 1812, il y a eu quatre tremblements de terre si puissants dans la zone de la faille de New Madrid qu'ils restent dans les mémoires sismiques. Ils ont été estimés à une magnitude de plus de 7,0, ce qui représente des secousses gigantesques. Il est dit que ces tremblements de terre ont ouvert de profondes fissures dans le sol, que le courant de la rivière Mississippi a changé de sens et qu'ils ont été ressentis jusqu'à Boston. Le dernier tremblement de terre majeur à avoir frappé la région en 1968 avait une magnitude de 5,4, dans la ville de Dale, dans l'Illinois.

Certains croient que si un tremblement de terre assez puissant devait frapper la faille de New Madrid un jour, il pourrait modifier la géographie environnante au point de créer un point d'eau en plein centre des États-Unis.

liens :

http://www.ldeo.columbia.edu/ESSSA2009/ES-SSA-2009-Abstracts.pdf

ftp://ftp.eas.slu.edu/pub/incoming/Theses/Liu_SLU_PhD_97.pdf

La frontière de plaque Arabie-Inde dévoilée

[21-01-2011]

Certaines frontières de plaque cachées au fond des océans sont mal connue. Grace à la campagne Owen menée en 2009 par une équipe de chercheurs de l'Institut des Sciences de la Terre de Paris (iSTeP, CNRS-INSU, UPMC), du Laboratoire de géologie de l'ENS (CNRS-INSU, ENS) et de GéoAzur (CNRS-INSU, IRD), la frontière délimitant les plaques Arabie et Inde vient d'être révélée. La reconnaissance de cette frontière sous-marine a été effectuée à l'aide d'un sondeur bathymétrique de haute résolution à bord du navire de recherche Beautemps-Beaupré, opéré par le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM). Les données bathymétriques révèlent un système de failles jusqu'ici inconnu courant sur plus de 800 km dans le nord-ouest de l'océan Indien. Cette étude est publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letter.

Depuis l'avènement de la Tectonique des Plaques à la fin des années 60, les frontières des plaques tectoniques ont été examinées à la fois sur les continents et dans les océans à la recherche de failles actives où l'énergie destructrice des séismes est dissipée. Pourtant, quelques frontières moins actives ou considérées comme moins dangereuses pour l'humanité, ont échappé à l'attention générale et sont restées pour une large part méconnues, comme la frontière entre deux plaques majeures : l'Arabie et l'Inde.

La frontière de plaque Arabie-Inde dévoilée

[21-01-2011]

Certaines frontières de plaque cachées au fond des océans sont mal connue. Grace à la campagne Owen menée en 2009 par une équipe de chercheurs de l'Institut des Sciences de la Terre de Paris (iSTeP, CNRS-INSU, UPMC), du Laboratoire de géologie de l'ENS (CNRS-INSU, ENS) et de GéoAzur (CNRS-INSU, IRD), la frontière délimitant les plaques Arabie et Inde vient d'être révélée. La reconnaissance de cette frontière sous-marine a été effectuée à l'aide d'un sondeur bathymétrique de haute résolution à bord du navire de recherche Beautemps-Beaupré, opéré par le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM). Les données bathymétriques révèlent un système de failles jusqu'ici inconnu courant sur plus de 800 km dans le nord-ouest de l'océan Indien. Cette étude est publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letter.

Depuis l'avènement de la Tectonique des Plaques à la fin des années 60, les frontières des plaques tectoniques ont été examinées à la fois sur les continents et dans les océans à la recherche de failles actives où l'énergie destructrice des séismes est dissipée. Pourtant, quelques frontières moins actives ou considérées comme moins dangereuses pour l'humanité, ont échappé à l'attention générale et sont restées pour une large part méconnues, comme la frontière entre deux plaques majeures : l'Arabie et l'Inde.

La frontière de plaque Arabie-Inde est située dans le nord-ouest de l'océan Indien au niveau de la...Vue en perspective du bassin 20°N, regard vers le sud-ouest. Le bassin en pull-apart est situé au...Vue en perspective de la terminaison nord de la zone de fracture d'Owen au pied du mont Qalhat,...Vue en perspective de l'extrémité sud de la zone de fracture d'Owen, regard vers le nord. La zone...

Ces plaques coulissent l'une par rapport à l'autre au niveau de la zone de fracture d'Owen dans l'Océan Indien (Fig. 1).

La zone de fracture d'Owen fait partie des grandes frontières de plaques décrochantes comme la failles de San Andreas en Californie ou la faille de la Mer Morte. La zone de fracture d'Owen est marquée par une sismicité modérée et par une ride bathymétrique qui s'élève jusqu'à 2000 m par rapport au plancher océanique environnant. La plaque arabe se déplace vers le nord, légèrement plus vite que la plaque indienne, à une vitesse de 2 à 4 mm an 1 mesurée par GPS. Le levé bathymétrique de haute résolution de la zone de fracture d'Owen effectué lors de la campagne de 2009 avait pour objectif d'identifier les traces de surface des failles actives.

Les données bathymétriques révèlent un spectaculaire système de failles sous-marines dont les escarpements sont bien préservés sur le plancher océanique (Fig. 1). Ces failles se localisent au pied de la ride bathymétrique d'Owen, côté Est. Le système de failles est remarquablement linéaire et se focalise sur une seule branche sur la plus grande partie de sa longueur. Six principaux segments de faille ont pu être identifiés, apparemment ininterrompus sur des longueurs de 60 à 180 km. Les segments de faille sont séparés par des relais extensifs ou compressifs, avec des bassins (dits en pull-apart) localisés au niveau des relais extensifs.

 Le système de faille actif recoupe la ride bathymétrique d'Owen et la décale de manière dextre (c'est-à-dire que le bloc à l'est de la faille se déplace vers le sud) à son extrémité sud et dans sa partie centrale (Fig. 1). Le déplacement total mesuré atteint 10 à 12 km. Une extrapolation du taux de glissement actuel de 3 ±1 mm an-1 restaurerait le décalage observé en 3 à 6 millions d'années. Ce petit décalage fournit donc la preuve que le système de faille actuel s'est initié relativement récemment à l'échelle des temps géologiques. Cependant, la reconstruction du mouvement des plaques Arabie-Inde à l'aide des anomalies magnétiques montre qu'il est resté stable depuis 20 Ma. Ce résultat implique que, avant le développement du système de faille actuel, le mouvement Arabie-Inde était accommodé par un système de faille plus ancien, ou "paléo-zone de fracture d'Owen", inactif depuis ~3 6 Ma.

Le bassin de 90 km de long à la latitude de 20°N (Fig. 2), le long de la zone de fracture d'Owen, correspond à un relai entre deux failles séparées de 12 km. Les dimensions du bassin 20°N (90 x12 km) sont ainsi du même ordre que celle du bassin du même type (en pull-apart) de la Mer Morte (132 x 16 km) le long de la faille décrochante de la Mer Morte du côté ouest de la plaque arabe. Il est directement alimenté en dépôts sédimentaires turbides par un chenal actif provenant de l'embouchure du fleuve Indus descendant de l'Himalaya, située 800 km au NE. Ce chenal présente une sinuosité modérée, par comparaison avec des chenaux abandonnés formant de nombreux méandres à proximité (Fig. 2), qui atteste d'une reprise de l'érosion sur une pente plus forte. Ces changements de pente indiquent un soulèvement tectonique local provoqué par le mouvement des failles actives.

En dépit du faible mouvement de la zone de fracture d'Owen, la trace des failles actives bordant le bassin 20°N n'est pas masquée par les dépôts sédimentaires provenant de l'Indus. La préservation des escarpements de faille indique que le taux de mouvement sur les failles excède la vitesse d'enfouissement par les sédiments. Le processus tectonique est donc dominant sur celui de dépôt.

A chacune de ses extrémités, la zone de fracture d'Owen (ZFO) se termine par des structures extensives associées à des bassins. Au nord, elle se termine par un réseau de failles normales régulièrement espacées, qui se ramifient et forment une spectaculaire structure en queue de cheval de 30 km de large (Fig. 3). Au sud en revanche, la ZFO se termine abruptement dans le bassin de Beautemps-Beaupré, large de 50 km et long de 120 km et bordé par deux failles normales conjuguées ~E-W (Fig 4). De nombreuses cicatrices de glissement de terrain sont observées dans ce secteur, en particulier sur le flanc ouest de la ride bathymétrique d'Owen massivement affecté par des glissements géants, probablement déclenchés par les séismes le long de la zone de fracture d'Owen. A cause de leur volume important, ces glissements en masse représentent une source potentielle de tsunami pour les côtes voisines d'Oman.

Cette étude lève le voile sur un système de faille actif long de 800 km précédemment inconnu, associé à des glissements de terrain géants à la frontière de plaque Arabie-Inde. Ces résultats vont motiver la réévaluation du risque sismique et tsunami dans l'océan Indien NO

Pour en savoir plus
Campagne OWEN : http://www.insu.cnrs.fr/co/expeditions-et-campagnes/owen
Source
Owen Fracture Zone: the Arabia-India plate boundary unveiled,
Fournier, M., N. Chamot-Rooke, M. Rodriguez, P. Huchon, C. Petit, M.-O. Beslier, and S. Zaragosi (2011), Earth Planet. Sci. Lett., 302, 247-252, doi: 10.1016/j.epsl.2010.12.027
Marc Fournier1,2, Nicolas Chamot-Rooke2, Mathieu Rodriguez1,2, Philippe Huchon1, Carole Petit3, Marie-Odile Beslier3, Sébastien Zaragosi4
1 Institut des Sciences de la Terre de Paris (iSTeP), CNRS-UMR 7193, UPMC
2 Laboratoire de Géologie, CNRS UMR 8538, Ecole normale supérieure,
3 GéoAzur, CNRS UMR 6526, Observatoire océanologique Villefranche-sur-mer, France
4 EPOC, CNRS UMR 5805, Université Bordeaux
Contact(s)
Marc Fournier, iSTeP (INSU-CNRS, UPMC)



source : http://www.insu.cnrs.fr

L'homme de l'an 3000 aura les pieds dans l'eau

Des chercheurs canadiens ont livré des prévisions plutôt pessimistes concernant les 1.000 prochaines années sur Terre. Au programme, pas mal de catastrophes environnementales...

Faire des prévisions pour les 1.000 prochaines années ne relève plus de la science-fiction. Les outils à la disposition des chercheurs permettent en effet de se projeter bien au-delà de notre ère. Une équipe de l'Université de Calgary et du Centre canadien de la modélisation et de l'analyse climatique du ministère de l'Environnement, situé sur le campus de l'Université de Victoria, a eu recours à un modèle mathématique lui permettant de voir la façon dont le monde évoluera d'ici l'an 3000. Et ce n'est pas vraiment beau à voir.

Selon les travaux de ces chercheurs canadiens publiés par le magazine Nature Geoscience, de nombreuses zones côtières vont disparaître sous les eaux, faisant diminuer la masse terrestre au profit des mers. Alors que 30% des terres d'Afrique du Nord vont tomber dans la sécheresse, provoquant de grandes famines sur le continent, la partie occidentale de l'Antarctique va fondre. Il y aura néanmoins quelques chanceux dans l'hémisphère Nord qui ne subiront pas d'énormes désagrément, notamment au Canada et en Russie. Si le processus ne peut être arrêté selon Shawn Marshall, professeur de géographie à l'Université de Calgary, il pourrait être freiné en cas de limitation de la production de CO2. Il espère en tout cas que cette étude va éveiller les consciences chez les populations de 2011, afin que celles de l'an 3000 aient quelques chances d'éviter ce scénario catastrophe.

maxisciences pour yahoonews

L’eau lunaire viendrait de plusieurs comètes

Les chercheurs de l’université de Knoxville progressent dans leurs recherches en ce qui concerne les mystères entourant la présence d’eau sur la Lune.

L’année dernière, les premières traces d’eau sur la Lune étaient découvertes mettant ainsi fin à la croyance jusqu’ici répandue que la Lune était un astre totalement sec. Depuis, le professeur qui avait fait cette découverte, Larry Taylor, a également pu mettre en évidence le fait que l’eau y était même relativement abondante. Désormais, Larry Taylor et son équipe vont encore plus loin en affirmant que cette eau lunaire aurait pour origine les comètes qui s’étaient écrasées à sa surface peu près sa formation.

Rapportées par le site Internet du journal scientifique Nature Geosciences, les découvertes de l’équipe se fondent sur l’analyse des rochers ramenés de la mission Apollo. Grâce à des appareils de mesures, les scientifiques ont en effet eu la surprise de constater que l’eau récoltée sur la Lune et celle présente sur Terre n’étaient pas les mêmes. En réalité, l’eau lunaire n’est pas de l’eau au sens où nous l’entendons (H2O). Il s’agit plus exactement de l’hydrogène et de l’oxygène qui sont dégagés par les rochers lunaires lorsqu’ils sont chauffés.

Ainsi Larry Taylor explique : "Avant nos recherches, nous pensions que la Terre et la Lune possédaient les mêmes composants après l’impact géant, mais que simplement, leur quantité différait. Nos travaux mettent en lumière d’autres éléments que nous n’avions pas prévus… les comètes".

L’impact géant qu’évoque Larry Taylor fait référence à la théorie scientifique selon laquelle la Terre serait entrée en collision avec la planète Theia, d’une taille identique à celle de Mars. L’explosion ainsi provoquée aurait projeté de la matière qui, en s’agrégeant, aurait constitué la Lune. La nouvelle théorie qui s’y ajoute propose qu’une pluie de comètes ait frappé à la fois la Terre et la Lune ; la Terre n’aurait pas subi de grand changement étant donné son importante quantité d’eau alors que la Lune, jusque là totalement sèche, aurait reçu l’eau contenue par les comètes.

maxisciences pour yahoonews

Les orages terrestres projettent de l'antimatière dans l'espace

Une sonde de la Nasa a observé des projections d'antimatière dans l'espace lors d'orages se produisant sur Terre.

Nul besoin de regarder des films de science-fiction ou de chercher des phénomènes éloignés de plusieurs milliers d'années-lumière de notre système solaire pour trouver de l'antimatière. La Terre en produit également toute seule. En effet, une sonde de la Nasa, le Fermi Gamma-ray Space Telescope, a pu observer la formation d'un phénomène, appelé rayon gamma, au dessus des orages terrestres. Ce rayon gamma est la résultante d'une grande quantité d'électrons qui se déplacent au-dessus du nuage orageux et qui rencontrent des molécules dans l'air qui les transforment donc en rayon gamma.  

Lorsque ce rayon gamma est projeté vers le vide intersidéral, s'il rencontre un noyau atomique dans la haute atmosphère, il se forme alors un électron et son antimatière, un positron. Cette nuée d'électrons et de positrons va ensuite se perdre dans l'espace en suivant le champ magnétique terrestre. Micheal Briggs, membre de l’équipe du Fermi Gamma-ray Burst Monitor à l’Université de l’Alabama, a ainsi présenté cette étude lors de la réunion du 10 janvier de l’American Astronomical Society à Seattle. Selon lui, "ces signaux sont la première preuve directe que les orages créent des faisceaux de particules d’antimatière" et pourraient surtout éclairer la vieille théorie selon laquelle il existe un univers d'antimatière tout à côté du notre...

Le centre de la Lune semblable à celui de la Terre ?

Une équipe de chercheurs de la Nasa a exploité une technique initialement conçue pour observer les tremblements de terre afin d'obtenir des informations sur la structure interne de la Lune. C'est à partir de cet outil que des données concernant la taille et la composition exactes de la Lune ont pu être découvertes en se basant sur l'expérience Apollo Passive Seismic Experiment, menée dans les années 1970.

Au cours des missions Apollo, les astronautes qui s'étaient posés sur la Lune avaient mis en place des capteurs sismiques qui avaient mesuré les ondes produites par le satellite naturel pendant plusieurs années. Une nouvelle analyse des données qui avaient été récoltées a pu être faite grâce aux technologies actuelles et à une technique à l'origine réservée à l'analyse des tremblements de terre.

C'est ainsi que se voit confirmé ce que pensaient déjà les scientifiques il y a quelques dizaines d'années à savoir que la Lune et la Terre possèdent toutes deux un noyau interne solide entouré d'un noyau externe en fusion. Cependant, la Lune, elle, possèderait également une couche supplémentaire, un anneau de magma qui entourerait ce second noyau.

Les nouvelles techniques employées ont également permis de déterminer la taille de ce noyau liquide dont le rayon fait environ 350 kilomètres. Ces données ont été calculées à partir des informations fournies par les capteurs sismiques des années 1970 qui avaient enregistré plus de 6.000 tremblements de lune, tous apparus à 700 kilomètres de profondeur.

C'est en comparant la structure interne de la lune et la taille de son noyau avec les informations fournies par les capteurs que les scientifiques sont parvenus à extraire avec précision ces différentes données. Ils ont en outre découvert que la structure minéralogique de la Lune possédait un noyau interne très riche en fer mais qu'il contenait moins de 6% d'éléments légers comme le soufre par exemple.

 maxisciences pour yahoonews

Sciences et vie n° 1112 de mai 2010

Ce magazine nous indique plusieurs références de chercheurs établissant un lien entre déclenchement des séismes et volcans et météo.

Selon Adrian Matthews de l'université East Anglia, l'éruption du volcan de la Soufrière le 11.02.10 aurait été précédée de 30 mn par des pluies avant son réveil puis de 12 H jusqu'à son paroxysme. voir son sujet d'étude de 2009 http://www.mendeley.com/research/exploring-links-between-physical-and-probabilistic-models-of-volcanic-eruptions-the-soufrire-hills-volcano-montserrat/

David Hill et Bill Schulz de l'UGS dans une publication de 2009 donnent des analyses sur le lien entre pressions atmosphériques et phénomènes de mouvement de terrain sur la montagne Colorado.

Laurent Bollinger du laboratoire de détection et de géologie du CEA précise "le séisme n'est pas causé par le seul phénomène météo, mais il est déclenché par lui" L'état des lieux fait que le séisme se serait produit de toute manière, les pressions atmosphériques n'ont fait que le précipiter.

Alan Lind de l'institut de Carnegie à Washington a estimé en 2009 que le Typhon de Taïwan s'accompagnait de chutes de pressions. 

Nous reprendrons ce que j'ai observé pendant l'exposion du volcan Eyjafjallajökull  http://albert-nodon.e-monsite.com/forum-lire-249047.html#538381 (précision il s'agit pour l'Islande de la dorsale médio Atlantique) http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosgeol/01_decouvrir/01_extension/01_terrain/05a.htm

 L'Islande terre de volcan

Pour terminer une page donnant l'importance et répartition des volcans dans le monde http://fr.rian.ru/infographie/20100423/186536300.html

Réparticion des volcans les plus dangereux dans le monde

Le Soleil cet incompris

Le Soleil est décidemment énigmatique et encore incompris.

 

Plusieurs commentaires affirment que l’action du Soleil ne peut être prévue, pourtant avec les calculs astronomiques fournis par le travail de Williams Fondevilla, nous sommes arrivés à prévoir la faiblesse du cycle 24 et des deux ou trois prochains qui le seraient progressivement davantage encore. L’objection principale qui est faite est que les planètes ne peuvent agir sur le comportement physique du Soleil. Voici une nouvelle preuve que cette certitude est entachée d’erreur scientifique.

Nous continuons à penser que le barycentre du système solaire a une influence sur l’activité des cycles solaires.

Introduction commentée par Patricia Régnier le 01/02/2020

 

ETOILE | 09.12.2009 | 09h00

Le mystère du lithium solaire enfin résolu

Des chercheurs ont montré que le déficit en lithium de certaines étoiles comme le Soleil apparaît lié à la présence de planètes (© L. CALÇADA/ ESO).

Question à Stéphane Udry de l’observatoire de Genève. Il est l’un des concepteurs du spectrographe HARPS dédié à la recherche d’exoplanètes.

Vous venez de résoudre une vieille énigme astronomique, le « mystère du lithium ». De quoi s’agit-il ?

S.U. Depuis plus de soixante ans, on constatait que le Soleil était anormalement pauvre en lithium, élément léger produit par la chaîne de réactions nucléaires qui suit la fusion de l’hydrogène, et l’on ne comprenait pas pourquoi. Les étoiles plus massives que le Soleil, elles, ont une température trop élevée pour conserver leur lithium. Au-delà d’une certaine température en effet, le lithium est brûlé et disparaît très rapidement de la surface de l’étoile. Les étoiles plus petites que le Soleil, perdent elles aussi leur lithium : les grands mouvements de convection qui brassent une partie de l’étoile emportent le lithium dans des zones plus chaudes où il est brûlé. Mais pour une gamme très étroite d’étoiles, qui ont une température comprise entre 5 600 et 5 900 kelvins et à laquelle apparient le Soleil, le lithium peut subsister. On le repère dans le spectre lumineux de l’étoile qui reflète la composition de sa partie la plus externe. Dans cette gamme, deux catégories d’étoiles se distinguent : les riches en lithium et les pauvres comme le Soleil. Et l’on ne parvenait pas à expliquer cette dichotomie.

Qu’avez-vous montré ?

S.U. Nous avons étudié 450 étoiles que nous suivons avec le spectrographe HARPS installé sur le télescope de 3,6 mètres de diamètre de l’Observatoire austral européen au Chili, dans le cadre d’un programme de détection de petites exoplanètes. Nous avons analysé les spectres de cet échantillon pour voir les effets de la composition chimique, en particulier ceux de l’abondance en lithium. Sur les 450 étoiles, à peu près 70 appartenaient à la gamme de température permettant au lithium de subsister. Et parmi elles, 20 possèdent des planètes. Or ces 20 étoiles sont toutes, comme le Soleil, pauvres en lithium. Elles en contiennent jusqu’à cent fois moins que les autres. Ce déficit en lithium apparaît donc lié à la présence de planètes (1).

Comment expliquer ce lien ?

S.U. Pour l’instant, l’hypothèse que nous privilégions est liée à la rotation de l’étoile. Quand une planète se forme autour d’une étoile, celle-ci lui cède de son énergie de rotation pour conserver l’énergie cinétique du système. Dans le système solaire, 99 % de la masse se trouve dans l’étoile alors que 99 % de l’énergie cinétique est dans les planètes. Or si une étoile ralentit, la zone externe convective ralentit aussi, mais la zone interne, qui est radiative, peut continuer à tourner vite. Du cisaillement se développe alors entre les deux et crée de la turbulence qui emmène le lithium vers l’intérieur et le fait brûler. Donc si on crée des planètes, on ralentit l’étoile et on facilite la combustion du lithium.

Propos recueillis par Hélène Le Meur

Source : http://www.larecherche.fr/content/actualite-astres/article?id=26846

 

 

Convections à la surface de l'étoile supergéante rouge Bételgeuse dans la constellation d'Orion

En utilisant la technique de l'interférométrie, une équipe internationale conduite par un astronome de l'Observatoire de Paris (LESIA) a obtenu une image sans précédent de la surface de l'étoile supergéante rouge Bételgeuse de la constellation d'Orion. Le cliché révèle la présence de deux gigantesques taches brillantes dont la taille équivaut à la distance Terre-Soleil: elles couvrent en grande partie l'astre. Il s'agit d'une première indication forte et directe de la présence de phénomènes de convection, transport de la chaleur par la matière en mouvement, dans une étoile autre que le Soleil. Ce résultat permet de mieux comprendre la structure et l'évolution des étoiles supergéantes.

Bételgeuse est une étoile supergéante rouge située dans la constellation d'Orion. Cet astre est bien différent de notre Soleil: 600 fois plus gros en dimension, il rayonne environ 100 000 fois plus d'énergie. Mais à l'instar du Soleil, ce type d'objet semble aussi présenter une surface peuplée de taches brillantes ou sombres, plus ou moins chaudes ou froides. Ces structures seraient principalement dues au phénomène de convection, c'est-à-dire au transport de la chaleur par les courants de matière en mouvement. Ce bouillonnement s'observe tous les jours dans les casseroles d'eau chauffée en ébullition. À la surface du Soleil, la plus proche des étoiles, ces taches sont assez bien connues et visibles. Cependant, ce n'est pas du tout le cas pour les autres étoiles et notamment les supergéantes. La taille, les caractéristiques physiques et le temps de vie de ces structures dynamiques restent autant d'inconnues.

 Figure 1 : La surface de l'étoile Bételgeuse en proche infra-rouge à 1.64 micron de longueur d'onde, obtenue avec l'interféromètre IOTA (Arizona). L'image a été re-construite grâce à deux algorithmes différents, qui donnent les mêmes détails, de 9 mas (milli-arcseconde). Le diamètre de l'étoile est d'environ 40 mas. - Crédit : X. Haubois et al.

Figure 1 : La surface de l'étoile Bételgeuse en proche infra-rouge à 1.64 micron de longueur d'onde, obtenue avec l'interféromètre IOTA (Arizona). L'image a été re-construite grâce à deux algorithmes différents, qui donnent les mêmes détails, de 9 mas (milli-arcseconde). Le diamètre de l'étoile est d'environ 40 mas. - Crédit : X. Haubois et al.

Figure 1 : La surface de l'étoile Bételgeuse en proche infra-rouge à 1.64 micron de longueur d'onde, obtenue avec l'interféromètre IOTA (Arizona). L'image a été re-construite grâce à deux algorithmes différents, qui donnent les mêmes détails, de 9 mas (milli-arcseconde). Le diamètre de l'étoile est d'environ 40 mas. - Crédit : X. Haubois et al.

D'autres images de moindre qualité, de la surface de Bételgeuse avaient déjà été obtenues dans le passé. Il s'agissait essentiellement de modèles de surface de l'astre contraints à partir des données interférométriques. A présent, les chercheurs disposent d'une véritable image dont la richesse dépasse celle qu'il est possible d'imaginer à partir d'un modèle. Pour la première fois, on peut dire que deux taches sont présentes et déterminer la taille de la plus grande. Cette différence de dimension constatée laisse peut-être présager de phénomènes physiques différents.

 

L'analyse de la brillance des taches montre un écart de 500 degrés par rapport à la température moyenne de l'étoile (3 600 kelvins). La plus grande des deux structures présente une dimension équivalente au quart de celle de l'étoile (soit une fois et demie la distance Terre-Soleil). Ceci marque une nette différence avec le Soleil où les cellules de convection sont beaucoup plus fines et atteignent à peine 1/20e du rayon solaire (quelques fois le rayon de la Terre). Ces caractéristiques sont compatibles avec l'idée de taches lumineuses produites par la convection. Ces résultats constituent une première indication forte et directe de la présence de phénomènes de convection à la surface d'une étoile autre que le Soleil.

 

Référence

X. Haubois, G. Perrin, S. Lacour, T. Verhoelst, S. Meimon, L. Mugnier, E. Thiebaut, J.P. Berger, S.T. Ridgway, J.D. Monnier, R. Millan-Gabet, W. Traub: Imaging the spotty surface of Betelgeuse in the H band, 2009, A&A, 508, 923 http://arxiv.org/abs/0910.4167

 

Source : Observatoire de Paris http://www.obspm.fr/actual/nouvelle/jan10/betel.fr.shtml

 

Gilbert Javaux - PGJ-Astronomie

 

 


Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site