Des courants atmosphériques puissants les 8 et 9 mai 2007

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# 15/08/2009 à 11:59 Du sable chinois a fait le tour du monde en 13 jours (site web)
Le sable d'une tempête née dans le vaste désert inhospitalier du Taklamakan (338 000 km2), dans l'ouest de la Chine, a fait le tour de la Terre en moins de deux semaines, selon une étude publiée dans la revue spécialisée Nature Géoscience.
Les 8 et 9 mai 2007, des vents violents sur le Taklamakan ont soulevé environ 800.000 tonnes de poussière, selon les calculs réalisés à partir d'images satellites et de modèles informatiques. Les particules transportées dans l'atmosphère ne sont pas des grains de sable, trop gros et trop lourds, mais de fines poussières.
La poussière a pris de l'altitude, poussée par le vent sur le contrefort du plateau tibétain, atteignant 5.000 mètres d'altitude.
Un courant d'air chaud a ensuite pris en charge 60% de cette poussière et l'a propulsée à une altitude comprise entre 8.000 et 10.000 mètres.
Au bout de 13 jours, une partie des particules est repassée au-dessus du Taklamakan avant de s'abîmer dans l'ouest de l'océan Pacifique.
Le nuage de poussière mesurait environ trois kilomètres verticalement et plus de 2000 kilomètres horizontalement. Il a été repéré par Caliop, un instrument à bord du satellite d'observation de la Terre Calipso.

« Notre plus grande réussite c’est d’avoir suivi ce nuage de poussière tout au long de son tour complet autour du globe. Après la moitié d’un tour, habituellement la concentration de poussière devient très faible et vous ne pouvez plus suivre le nuage » a précisé Itsushi Uno de l’Institut de Recherche de l’Université de Kyushu pour les Mécaniques Appliquées. « La structure du nuage s’est très bien maintenue parce qu’il se trouvait dans une atmosphère très stable » a indiqué le scientifique japonais.

D'énormes quantités de poussières sont transportées dans l'atmosphère par les vents. On estime que, chaque année, 800 millions de tonnes de poussières désertiques sont charriées dans l'atmosphère et se déposent sur l'ensemble de la planète. Les terres chinoises fourniraient à elles seules près de 30% de ces minuscules débris.
Selon les auteurs japonais de l'étude, les poussières originaires des déserts continentaux d'Asie pourraient jouer un rôle important dans la formation des nuages d'altitude ainsi que pour la fertilisation des eaux du Pacifique Nord. En effet, comme le sable est riche en fer, on suppose qu’il est absorbé par le plancton lui-même mangé par les poissons.
(Avec AFP)
# 15/08/2009 à 12:01 Définition par météo France de la circulation atmosphérique générale (site web)
circulation générale
Bien des siècles avant les images satellite , les marins avaient remarqué que les vents , à l' échelle globale — celle de la planète — , ne soufflent pas de manière chaotique, mais s'écartent assez peu en vitesse et direction de valeurs moyennes lorsqu'on les considère sur d'assez longs intervalles de temps, tels que les saisons (on peut, en fait, distinguer dans l'hémisphère Nord un "grand" été d'avril à septembre et un "grand" hiver d'octobre à mars, l'inverse valant pour l'hémisphère Sud). Qui plus est, ces écarts des vents s'accompagnent souvent de phénomènes bien caractérisés comme les perturbations dans les régions tempérées, ou bien les cyclones tropicaux , ou encore le phénomène El Niño . Cette organisation du mouvement de l' air , qui constitue la circulation générale atmosphérique, répartit les vents en surface de l'équateur aux pôles suivant cinq zones méridiennes grossièrement parallèles, à savoir :

•dans les régions subtropicales et intertropicales (jusque vers 30 à 35 degrés de latitude), la zone de circulation des alizés , issus des flancs sud-est (pour l'hémisphère Nord) ou nord-est (pour l'hémisphère Sud) des centres d'action anticycloniques situés au-dessus des grandes étendues océaniques. De direction nord-est ou sud-est, les alizés se rencontrent au sein de la zone de convergence intertropicale ( ZCIT ), où l'air soulevé par l'énergie qu'ils apportent construit d'immenses systèmes de convection nuageuse et orageuse et soulève très haut la tropopause en formant la partie ascendante des cellules de Hadley . La ZCIT oscille autour de l'équateur géographique suivant les lieux et les saisons, et là où de vastes portions de continent et d'océan se font face, cette oscillation donne naissance aux phénomènes de mousson , particulièrement intenses au-dessus du sous-continent indien en raison de l'alternance de vastes centres d'action continentaux : pendant l'été, la dépression thermique d'Asie centrale — qui se prolonge jusqu'au Sahara — et pendant l'hiver, l' anticyclone thermique de Sibérie ;


•dans les régions tempérées de chaque hémisphère, les deux zones de circulation des vents d'ouest, où la pression réduite au niveau de la mer tend globalement à décroître du sud au nord (pour l'hémisphère Nord) ou du nord au sud (pour l'hémisphère Sud). Les directions de ces vents ondulent modérément entre des successions de centres d'action anticycloniques — les grands anticyclones océaniques et continentaux — et de centres d'action dépressionnaires — les dépressions océaniques, moins présentes au Nord en été. La circulation est plus intense et plus continue dans les océans de l'hémisphère Sud, où se maintiennent durant toute l'année des conditions proches de la tempête , tandis que dans l'hémisphère Nord, les forts vents d'ouest partis du nord-est de l'Amérique alimentent généralement pendant l'hiver des séries de perturbations météorologiques qui traversent l'Atlantique avant de parcourir l'Europe ;


•enfin, dans les régions subpolaires et polaires de chaque hémisphère (au-delà de 60 à 65 degrés de latitude environ), les deux zones occupées par des anticyclones thermiques de faible épaisseur, qui entretiennent une circulation de vents d'est faibles.


Ce sont en premier lieu les différences d' éclairement de la surface terrestre par le rayonnement solaire (entraînant les différences de température ) et la rotation du globe terrestre autour de son axe (déviant les mouvements de l'air) qui expliquent l'existence et la structure de la circulation générale. Ces causes, du reste, n'agissent pas que sur la seule troposphère : il existe aussi une circulation organisée des vents dans la stratosphère et la mésosphère , tandis que la circulation des courants marins influe fortement sur le climat .
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