Du nouveau sur la compréhension scientifique des séismes

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# 19/06/2011 à 02:49 Le séisme d'Honshu au Japon de magnitude 9 mieux compris par les scien
Le séisme Japonais du 11 mars a été tectoniquement "compact"

Les scientifiques commencent à comprendre ce qui s'est passé lors du séisme de magnitude 9 qui a frappé le Japon, le 11 mars dernier. Le tremblement de terre du Tohoku, qui a eu un effet dévastateur, déclenchant un tsunami, lui-même suivi d'une série d'explosions à la centrale nucléaire de Fukushima, a quelque chose d'exceptionnel. L'énergie qu'il a libérée a été beaucoup plus importante que ce que tous les modèles auraient pu prédire. En effet, la zone de rupture où il s'est produit ne dépassait pas 300 km, et pourtant il a provoqué un soulèvement de 3 m de haut à l'origine du tsunami et un glissement horizontal de 25 m, voire de 50 m à certains endroits.

Le nord-est du Japon connaît de nombreuses secousses de magnitude 7, mais pas une seule dépassant 7,5 n'a été enregistrée depuis 1923. Et aucun témoignage historique ne fait état d'un séisme supérieur à 8,5 depuis le XVIIe siècle. Aucune preuve ou indice ne permettait d'envisager la possibilité d'un séisme d'une telle violence le long de la fosse japonaise -sauf peut-être un événement remontant à l'an 869. C'est ce qu'explique une étude pilotée par Shinzaburo Ozawa, de l'Autorité d'information spatiale du Japon (Nature, 16 juin 2011). Ce travail s'appuie sur les données recueillies par le réseau GPS japonais, le plus dense au monde.

Le séisme du Tohoku a été très "compact", d'après l'Observatoire de tectonique au Caltech (États-Unis), dont un article accompagne l'étude japonaise. Les scientifiques sont face à un phénomène inédit. En effet, le réseau GPS mis en place en 1994 sur le territoire japonais avait montré que le Japon se déplace de près de 10 cm par an sous la poussée de la plaque pacifique, c'est ce qu'on appelle la subduction. Mais ils avaient aussi noté que, dans la région du Tohoku, il n'y avait aucun glissement. La descente de la plaque pacifique sous la plaque eurasienne était bloquée à cet endroit, exactement comme un tapis roulant. C'est dans cette zone de blocage que les contraintes se sont accumulées. Et c'est là aussi qu'elles se sont libérées brutalement comme un ressort. Les signaux étaient là. Mais ils n'ont pas été pris en considération.

Au moment du séisme, les GPS ont enregistré, dans certains secteurs du Tohoku, des glissements horizontaux du sol de plusieurs mètres. Ces mouvements ne sont pas homogènes parce que la croûte terrestre est dotée d'une certaine plasticité. Là où les contraintes étaient plus fortes, les glissements ont été les plus importants. Curieusement, le séisme a effacé les contraintes du blocage qui s'était installé au large du Tohoku depuis des centaines d'années. L'ensemble de la plus grande île japonaise s'éloigne peu à peu de la côte chinoise sous la poussée de la plaque pacifique.

Pourquoi une zone de blocage s'est-elle installée au large du Tohoku? Pour l'instant les scientifiques n'ont pas de réponse. Cette problématique doit être examinée de près, car on sait maintenant qu'une zone de blocage de faible étendue peut provoquer un cataclysme. Les évaluations réalisées à partir des seules données historiques étant insuffisantes, il apparaît donc impératif de surveiller l'accumulation des tensions telluriques à l'aide de balises GPS pour mieux estimer les risques sismiques.

La sismologie bénéficie en effet depuis les années 90 du développement des technologies spatiales permettant de mesurer par satellite la déformation de la surface à la limite des plaques tectoniques et des fosses. Le Japon est à la pointe de ces nouveaux systèmes GPS et a mis en place dès 1994 un réseau de balises en temps réel, baptisé GeoNet.

Durant la quinzaine d'années précédant le séisme de Tohoku-Oki, ces balises ont montré la lente accumulation des tensions tectoniques à proximité de Honshu, la principale île de l'archipel nippon. Or, selon l'étude, les relevés GPS suggèrent que ces méga-séismes pourraient se produire plus fréquemment que ne le laissent penser les modèles sismiques classiques.

Des études géologiques récentes indiquent que des tsunamis similaires à ceux déclenchés par le séisme du 11 mars ont à plusieurs reprises frappé les côtes Pacifique du nord-est du Japon, tous les 800 à 1.000 ans environ. Pourtant, selon les calculs de M. Ozawa et son équipe, il ne faudrait que 350 à 700 ans pour que des tensions équivalentes à celles relâchées le 11 mars s'accumulent de nouveau le long de la fosse océanique du Japon. Même si les séismes restent toujours impossibles à prévoir avec précision, des réseaux de balises GPS semblables à GeoNet pourraient à l'avenir permettre de mieux cerner les zones exposées à ces méga-séismes dévastateurs.
Source : Nature

# 19/06/2011 à 03:02 ce forum est la suite du précédent (site web)
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# 24/06/2011 à 11:29 Puissant séisme aux îles Aléoutiennes
Puissant séisme de 7,4 de magnitude à l'ouest de l'Alaska
Un puissant séisme de 7,4 de magnitude a secoué les îles Aléoutiennes, à l'ouest de l'Alaska, jeudi soir, ont annoncé les autorités américaines qui ont émis une alerte locale au tsunami dans l'Océan Pacifique.

Le centre d'alerte aux tsunami d'Alaska et de la côte occidentale américaine (WCATWC) a lancé un avis, demandant aux personnes vivant sur la côte de "se déplacer immédiatement à l'intérieur des terres dans des zones élevées et de se tenir à l'écart de tous les ports et des bras de mer".

Le séisme a frappé à 06H09 (03H09 GMT) les îles Fox, à 163 km à l'est du petit port de pêche d'Atka, et à quelque 1680 km à l'ouest-sud-ouest de la principale ville de l'Alaska, Anchorage, a précisé l'Institut géophysique américain (USGS) dans un communiqué.

Les îles Aléoutiennes appartiennent à l'Etat américain de l'Alaska. L'archipel de quelque 300 petites îles volcaniques est régulièrement touché par des séismes.

# 24/06/2011 à 12:09 levée de l'alerte au tsunami après une réplique sismique au Japon
Les Japonais ont cru revivre le même cauchemar que le 11 mars dernier, jour à marquer d’une pierre noire au cours duquel un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter a provoqué le raz-de-marée géant que l’on sait. Des kilomètres de côte ont été dévastés et le tsunami a par la suite provoqué l’accident nucléaire de Fukushima 1, le plus grave depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Un tremblement de terre de magnitude 6,7 a en effet frappé jeudi matin heure locale les côtes de la préfecture d’Iwate, dans le nord-est du Japon.

Pour l’heure aucun dégât ni aucune victime n’ont été signalés, mais le Japon a une nouvelle fois retenu son souffle, d’autant que la secousse a été ressentie jusqu’à Tokyo, pourtant située à plus de cinq cents kilomètres au sud-ouest de l’épicentre (!) Le foyer du séisme a été localisé à une profondeur de vingt kilomètres dans l’océan Pacifique, à environ cinquante kilomètres au large de la préfecture d’Iwate, et les autorités nippones ont immédiatement pris les décisions qui s’imposaient. Une alerte au tsunami a ainsi été lancée puis levée une heure après et les habitants de 8 000 foyers ont dû s’éloigner de la côte. Le gouvernement a aussi préféré interrompre le trafic ferroviaire et a mis en garde la population contre d’éventuelles coulées de boue.

Sur le site de Fukushima 1, les opérations de décontamination des eaux ont repris mais l’exploitant TEPCO (Tokyo Eletric Power COmpany) n’est pas pour autant prêt de voir le bout du tunnel. Outre le caractère laborieux de l’évacuation des eaux contaminées, les boues radioactives continuent de s’accumuler dans la centrale de Fukushima 1 et pour l’instant aucune solution n’a été trouvée pour s’en débarrasser.

Une mauvaise nouvelle qui s’ajoute à l’alourdissement de la facture pour l’année 2010-2011. Il y a tout juste un mois, TEPCO avait estimé avoir perdu environ 1 300 milliards de yens (soit 10,9 milliards d’euros). L’exploitant a évoqué hier une perte supplémentaire d’environ 130 milliards de yens (un milliard d’euros). Les indemnités versées aux Japonais contraints d’évacuer la zone touchée par la catastrophe représentent à eux seuls 90 milliards de yens (765 millions d’euros). A cette somme viennent s’ajouter 40 milliards de yens (330 millions d’euros) investis pour mieux protéger les employés des radiations.

Au bord de la banqueroute, la compagnie électrique avait retrouvé des raisons d’espérer à la suite de la signature d’un accord avec le gouvernement. Combinée au fait que le budget nécessaire à la sécurisation de la centrale n’ait toujours pas été arrêté, l’absence d’amélioration sensible de la situation sur le terrain laisse toutefois augurer de funestes perspectives. Pour l’entreprise comme pour les populations.

Source: http://bit.ly/k6VATj
# 07/07/2011 à 01:20 levée de l'alerte au tsunami après un séisme de magnitude 7,8 en Nouvelle-Z
La protection civile néo-zélandaise a levé jeudi l'alerte au raz-de-marée lancée après le séisme de 7,8 degrés de magnitude qui s'est produit au large des îles Kermadec.

La secousse a bien donné lieu à un tsunami, mais les scientifiques ne le jugent pas menaçant pour la Nouvelle-Zélande. "Ils s'attendent cependant à des marées et des courants inhabituellement forts", précise-t-elle.

Les premières vagues étaient attendues vers 21h00 GMT sur la côte orientale de l'Île du Nord, mais rien d'anormal n'a été signalé.
# 26/08/2011 à 16:47 suite du forum (site web)
la suite sur le suivi des séismes
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