L'étoile de la naissance du Christ de Béthléem

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# 28/12/2008 à 20:01 Avec ciel et espace et club d'astronomie
le document sonore de Ciel et Espace http://www.cieletespaceradio.fr/index.php/2008/12/22/283-l-etoile-de-noel

document écrit du club d'astronomie de Gueugnon http://www.astrosurf.com/lecurieux/1998/Curieux%2002.pdf

Club d’astronomie de Gueugnon Tél : 03/85/85/57/39
N° 2 décembre 1998
Ami (e) les Curieux du ciel,

Voici déjà les fêtes de Noël qui viennent avec leur flot d’agitation, de préparation. Les guirlandes ont illuminé nos villes, sapins et crèches s’installent dans nos maisons. L’étoile de Béthléem est omniprésente en ce mois de décembre.
Depuis des siècles tout ce qui se déplace sous la coupole du ciel a un jour porté le nom d’étoile de Béthléem. Mais qu’ont vu exactement Les Mages ?
Des astronomes se sont penchés sur cette question et Le Curieux du Ciel vous propose un petit résumé de leurs études. Enfin nous allons savoir !
Laurence LYONNE

L’ETOILE DE BETHLEEM
Etait-elle une Comète ?
Les comètes furent connues dès l’antiquité (grâce aux fouilles archéologiques on a découvert des manuscrits, des bas-reliefs, des poteries, qui ont constitué une documentation précise concernant les comètes)
Ainsi en 44 avant J.C., les romains nous apprennent qu’après l’assassinat de César, parut une
comète éblouissante. En l’an 12 avant J.C., les Chinois nous indiquent avoir vu une comète passée par les Gémeaux, ensuite dans le Lion pour s’engloutir dans le scorpion. La comète fut observée pendant 63 jours (il s’agit de la fameuse comète de Halley qui réapparaît tous les 76 ans). La comète de Halley n’était pas nettement visible partout. Si ce phénomène pouvait être observé en Chine, ce ne fut pas le cas en régions méditerranéennes, en Mésopotamie et en Egypte. Aucun document de cette époque (an 12 avant J.C.) ne mentionne ce corps céleste éblouissant. Les romains nous ont laissé des traces d’une autre comète dans des documents retrouvés lors de fouille. Celle-ci fut observée en l’an 66 après J.C. peu avant le suicide de Néron. Mais concernant l’année de la naissance du Christ, aucune comète ne fut signalée.

Est-ce une étoile filante ?
Les météores proviennent de la désintégration d’une comète et sont provoqués par des courants de poussières circulant autour du Soleil et que la terre traverse rapidement. Les météores constituent des phénomènes souvent très spectaculaires. Ce que nous voyons dans le ciel n’est pas exactement un éclat soudain lié au frottement contre les couches d’air. L’énergie cinétique emmagasinée par le météoroïde provoque un échauffement qui entraîne une vaporisation des atomes superficiels, par choc contre les
molécules constitutives de l’air, des phénomènes d’excitation et d’ionisation se produisent. Une luminosité de recombinaison intervient quand s’associent de nouveau les noyaux des atomes ionisés et les électrons.

Pour résumer cette explication un peu complexe :
- Les météoroîdes sont précédés, dans l’atmosphère (couches supérieures profondes de l’air) d’une onde de choc
- à l’arrière de l’onde de choc, la température s’élève fortement et le corps est soumis à une intense vaporisation.
- le mélange d’air et de matière météorique évaporée se trouve également ionisé. Les bolides dont l’éclat est très vif devraient cet éclat à ce processus.
On peut constater que certaines étoiles filantes sont suivies d’une traînée qui peut rester visible jusqu’à plus d’une heure et qui s’explique par un lent processus de recombinaison Donc du fait de la courte durée d’une étoile filante on peut aussi exclure ce phénomène. Les astronomes les plus anciens (vers 200 A.P. J.C) ont tout de suite réfuté cette affirmation.
Il faut chercher ailleurs l’explication de l’étoile de Béthléem.

Est-ce une nouvelle étoile, une NOVAE selon le nom que lui donnent les astronomes ?
Une nova est une étoile dont l’intensité lumineuse s’accroît sur une courte période (quelques jours) de 100 fois à 1 million de fois. On pense que ce phénomène est dû à une explosion partielle, une partie de l’étoile éclate et projette de la matière à une vitesse supérieure à la vitesse de libération de l’étoile. Les novae sont donc des astres de l’espace sidéral qui se sont désagrégé à la suite d’une explosion atomique soudaine. Leur rayonnement, qui dépasse en intensité la lumière des autres étoiles attire tellement le regard que l’on n’a jamais manqué de les signaler. Aux environs du changement d’ère on n’a signalé qu’à 2 reprises l’embrasement d’une nouvelle étoile en 134 avant J.C et en 173 après.
Aucune des nombreuses sources ou anciennes traditions ne fait allusion à une nouvelle étoile
dans l’espace méditerranéen aux alentours de l’an 1

L’étoile de Béthléem resta un mystère pendant fort longtemps, jusqu’en 1603. Peu avant Noël, dans la nuit, le 17/12/1603, le mathématicien et astronome Johannes KEPLER observe à l’aide de sa lunette astronomique l’approche de 2 planètes (une conjonction, situation de 2 corps céleste se trouvant sur le même degré de longitude, en ligne droite). Cette nuit-là, Saturne et Jupiter se sont donné un rendez-vous spatial dans la constellation des Poissons. Le lendemain, en relisant les notes de son observation, Kepler se souvient de ce que disait un écrivain rabbinique ABRAVANEL «pour les astrologues Juifs le
Messie viendrait lors d’une conjonction de Saturne et de Jupiter dans la constellation des Poissons » KEPLER décida de vérifier par des calculs cette hypothèse. Le résultat fut une conjonction 3 fois répétée en l’espace d’un an, en l’année 7 avant J.C. Il publia sa découverte dans une série d’ouvrage, sans succès auprès de ces confrères et de ses contemporains, cette hypothèse fut repoussée.
En 1925, un savant allemand Peter SCHNABEL se remit à l’ouvrage. Il se mit à déchiffrer des notes concernant des caractères cunéiformes babyloniens provenant de l’école d’astrologie de Sippar en Babylonie. Il trouva une description de l’aspect des astres dans la constellation des Poissons. Jupiter et Saturne s’y trouvaient pour une durée de plus de 5 mois. Converties en mesure de notre temps, ces déductions donnaient l’année 7 avant J.C. Au cours de l’année 7 avant l’ère chrétienne, Jupiter et Saturne se rencontrèrent à 3 reprises dans la constellation des Poissons et cette triple conjonction avait été particulièrement visible dans le bassin Méditerranéen.

Voilà précisément et chronologiquement ce que les Mages ont vu et fait :
1) vers la fin du mois de février en l’an 7 avant J.C. la conjonction des planètes commença. Jupiter sortait de la constellation du Verseau dans saturne pour passer dans les Poissons. Comme le Soleil se trouvait justement à ce moment-là dans le signe des Poissons, sa lumière recouvrit la constellation.
2) le 12 avril, à l’aube, les 2 planètes, avec une différence de 8° de longitude, se levèrent dans les Poissons.
3) le 29 mai, au levant pendant 2 heures, parut la 1ière position rapprochée sous 0° de longitude et 0.98° de latitude, dans le 21° degré des Poissons.

Les Mages étaient des savants en astrologie, ils observaient les cieux et chaque étoile, chaque phénomène avait une signification particulière. Ils savaient que selon la conception Chaldéenne, les Poissons étaient le signe des régions méditerranéennes. Selon la tradition Juive ils étaient le signe d’Israël, le signe du Messie. Jupiter était considéré par tous les peuples, en tout temps, comme une étoile bénéfique et royale. Et selon la tradition Juive Saturne a la réputation de protéger Israël. Quand les Mages observèrent la position rapprochée des 2 planètes du toit de l’école astronomique de Sippar, ils ont tout de suite compris que cela présageait la venue d’un roi puissant en Occident d’où le désir
d’assister personnellement à ce spectacle. Mais à cette époque, une chaleur insupportable règne en Babylonie, l’été n’est pas propice aux voyages fatigants et lointains. De plus, par leur calcul, ils savaient à l’avance la répétition de cette conjonction
4) Le 3 octobre elle eut lieu dans le 18° degré de la constellation des Poissons, alors les Mages se mirent en route. Ils ont dû voyager pendant un mois et demi et atteindre Jérusalem à la fin de novembre. Hérode fit venir les Mages et les envoya à Béthléem, en reconnaissance.
5)le 04 décembre se répéta pour la 3ème et dernière fois la position rapprochée des planètes, dans le 16° des poissons. Les Mages partirent pour Béthléem, sur le chemin menant à Hébron, situé à 7 km de Jérusalem, se trouve le village de Bet Lahm (le vieux Béthléem de Juda) La route prise par les Mages mène du nord au sud presque en ligne droite. A leur 3ème conjonction, les 2 planètes semblaient fondues en un seul astre, énorme et rayonnant. Elles étaient visibles au sud dans le crépuscule, si bien que les Mages avaient sans cesse cet astre éclatant devant leurs yeux. L’étoile marchait devant eux.
6) à la fin de janvier de l’an 6 avant J.C. Jupiter passa des poissons dans la constellation du Bélier.

Donc l’étoile de Noël n’était autre que la conjonction de Jupiter et de Saturne dans la constellation des Poissons.

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