Le gulf stream et les variations climatiques

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# 02/12/2009 à 22:18 Le gulf stream et les oscillations climatiques
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et en bonus une carte d'anomalies des températures entre 1680 et 1780
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# 06/04/2011 à 16:23 Le gulf stream menacé par une poche d'eau douce
Selon des études menées par des océanographes Allemands et Hollandais, une gigantesque poche d'eau douce dans l'océan Arctique pourrait gagner l'Atlantique et potentiellement affecter le Gulf Stream, courant océanique qui contribue de manière substantielle au climat tempéré de l'Europe de l'Ouest.

Cette accumulation inhabituelle s'explique par une hausse des volumes d'eau rejetés par des fleuves du Canada et de Sibérie et par la fonte de la banquise, deux conséquences du réchauffement climatique, ont précisé les chercheurs.

Si elle gagne l'Atlantique, cette eau douce pourrait dans le pire des cas modifier le Gulf Stream, explique Laura De Steur, de l'Institut royal des Pays-Bas pour la recherche marine. Selon le chercheur allemand Benjamin Rabe, de l'Institut Alfred Wegener, la teneur en eau douce de l'océan Arctique a augmenté de 20% depuis les années 1990.

Le débit accru des grands fleuves septentrionaux "pourrait potentiellement affecter la circulation océanique à grande échelle dans l'Atlantique", explique Mme De Steur. "c'est important pour nous en Europe occidentale car notre climat dépend en grande partie" du Gulf Stream.

Ce courant océanique pourrait être affecté si cette réserve d'eau douce rejoignait l'Atlantique. Pour l'instant, elle est maintenue dans l'Arctique par les vents, dont le sens de rotation général -ils tournent dans le sens des aiguilles d'une montre- n'a pas changé depuis 12 ans, une période inhabituellement longue. Normalement, la direction des vents se modifie à intervalle de cinq à dix ans.

Il apparaît donc important de surveiller cette accumulation d'eau douce pour voir si elle peut gagner l'Atlantique, où elle pourrait potentiellement affecter le Gulf Stream et la circulation thermohaline.

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Cette étude pourrait se rapprocher des derniers hivers que nous venons de vivre. Dans les pays Baltes la rigueur a été particulièrement remarquée. La circulation des vents continue de projeter les vagues pluvio-neigeuse vers le centre de l'Europe continentale. Cette configuration va jusqu'à provoquer de sévères conflits de masse d'air vers la Mer Noire, voire les pays orientaux. La mousson et les catastrophes climatiques au Bengladesh.


# 06/04/2011 à 16:32 Magnétisme et direction des vents (site web)
Cette zone a fort incidence magnétique pourrait aussi expliquer la direction des vents. Enfin c'est une suggestion personnelle après analyse de plusieurs événements climatiques.
http://albert-nodon.e-monsite.com/forum-lire-234219.html#833185
# 11/04/2011 à 18:36 paysage de l'Antarctique
Parmi les causes qui pourraient influer sur l'oscillation climatique au travers le gulf stream, mais aussi el Nino, se trouvent les courants marins comme le signale ce blog http://planeteterre.midiblogs.com/archive/2010/12/07/courant-circumpolaire.html http://planeteterre.midiblogs.com/archive/2010/11/12/el-nino.html

En Antarctique les eaux plongent en profondeur, les courants qui tournent autour des terres peuvent apporter le changement dans les vents et par voie de conséquence les oscillations climatiques.

Quelques précisions au sujet de l'Antarctique

1 - La glace qui fond sous l'Antarctique regèle en profondeur
Selon une étude parue dans la version en ligne de la revue américaine Science, la glace sous la calotte de l'Antarctique fond régulièrement et forme des poches d'eau qui regèlent en profondeur, créant jusqu'à la moitié de l'épaisseur totale de la glace. Cette découverte pourrait bouleverser la compréhension de l'accroissement des couches de glace, leurs mouvements et leurs réactions au changement climatique.
Les glaciologues ont toujours pensé que les couches de glace dans l'Antarctique se formaient depuis la surface et s'accroissaient par le dessus, avec l'accumulation de la neige au cours des millénaires.
Les scientifiques ignoraient ce qui se passait en profondeur. Ils pensaient généralement aux couches de glace comme à la fabrication d'un gâteau à savoir qu'on commence par une couche qui s'ajoute à une autre couche. "Mais dans ce cas, c'est comme si quelqu'un avait injecté une couche très épaisse de glaçage à la base ", explique Robin Bell, géophysicien à l'Université Columbia (Lamont Doherty Earth Observatory, New York), co-responsable du projet AGAP (Antarctica's Gamburtsev Province Project). « L'eau a toujours été connue pour être un élément important de la dynamique des couches de glace mais surtout comme un lubrifiant », poursuit le chercheur. « Alors que les couches de glace changent, nous voulons pouvoir prédire l'ampleur de ces changements et tous nos modèles incluent de l'eau liquide sous la glace », précise-t-il.
Selon ces chercheurs, l'eau qui a de nouveau gelé dans les profondeurs de l'Antarctique représenterait jusqu'à 24% de la couche de glace autour du Dôme A, un haut-plateau de 4 206 m formant la plus grande élévation de la plaque glaciaire de l'Antarctique Est. Cette plaque a une superficie de 9,8 millions de km2, soit l'équivalent des Etats-Unis.
Ces travaux s'inscrivent dans le cadre d'une étude menée par six pays sur les montagnes invisibles Gamburtsev, un chaîne plus grande que les Alpes, « enterrées » sous plus de trois kilomètres de glace. En 2006, les chercheurs auteurs de cette étude ont découvert que des lacs d'eau liquide occupaient de vastes surfaces à certains endroits sous l'Antarctique. En 2008 et 2009, ils ont organisé une expédition et à l'aide d'instruments de géophysique. Ils ont pu créer des images en trois dimensions de la chaîne de montagnes Gamburtsev, obtenant des images détaillées des couches de glace recouvrant ces montagnes et des nappes d'eau sub-glaciales.
Source : http://france.meteofrance.com/france/actu/actu?portlet_id=74935&document_id=25102


2 - La Terre vue de l'Espace : la terre de Brunt

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Sur cette image prise par Envisat apparaît la barrière de Brunt qui s'étend en bordure de la Mer de Weddel, sur les côtes du nord de la Terre de Coats, en Antarctique.
La barrière de Brunt est une plaque de glace flottante de 100 m d’épaisseur qui est alimentée principalement par les glaces s’écoulant depuis la Terre de la Reine-Maud.
La barrière s’écoule chaque année de plusieurs centaines de mètres vers l’océan. Une fois qu’elle atteint la Mer de Weddel, elle est soumise au stress combiné des températures plus hautes et du mouvement des marées jusqu’à ce que des fragments s’en détachent et forment des icebergs.
Depuis le milieu des années 1950, la barrière abrite la station polaire Halley du British Antarctic Survey. Comme la barrière est mouvante, elle emporte avec elle la station Halley, qui dérive vers le nord-ouest d’environ un demi kilomètre chaque année.
L’état de la barrière n’est pas considéré comme stationnaire. Il y a un risque de fractionnement, par l’extension des fractures et les impacts d’icebergs. Si la barrière venait à se séparer de la péninsule, elle ne causera pas de montée du niveau des eaux car elle est déjà en flottaison.
L’étude des barrières de glaces est importante car il s’agit d’indicateurs du changement climatique en cours. L’observation par satellites de l’Antarctique sur le long terme est essentielle car elle fournit des données indiscutables sur les tendances en cours et permet aux scientifiques de faire des prévisions.
Au cours des 20 dernières années, les satellites des missions ERS et Envisat de l’ESA ont été les principaux instruments pour l’évaluation et la démonstration de l’utilité des données collectées par lobservation des régions polaires depuis l’espace.
Le radar ASAR (Advanced Synthetic Aperture Radar) d’Envisat est particulièrement adapté à l’acqusisition des données au dessus de l’Antarctique car il est capable de « voir » à travers les nuages et dans l’obscurité – deux conditions d’observation très courantes dans ces régions. Les images quotidiennes de l’Antarctique prises par ASAR sont mises à disposition des scientifiques et aisément accessibles.
Egalement visible à l’image, l’île de Lyddan se caractérise par trois péninsules étroites qui la font ressembler à une queue de baleine.
Cette image a été acquise par le radar ASAR le 5 mars 2011.
Source : http://www.esa.int/images/IOW_2011-04-07_BruntIceShelfAntarctica_L.jpg
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