Les glaces arctiques continuent à reculer fortement en août

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# 28/08/2008 à 01:11 avec yahoo news
Par Jean-Louis SANTINI AFP - Mercredi 27 août, 21h08WASHINGTON (AFP) - Les glaces arctiques continuent à nettement se réduire sous l'effet du réchauffement climatique, enregistrant en août la deuxième plus forte fonte pour la saison d'été depuis le début des observations satellitaires il y a 30 ans, ont indiqué mercredi des scientifiques américains.

Des mesures effectuées le 26 août montrent que la superficie de la banquise n'était que de 5,26 millions de kilomètres carrés, soit moins que les 5,32 millions de km2 enregistrés le 21 septembre 2005, deuxième record de fonte estivale de l'Arctique, selon un communiqué du Centre national américain de la neige et de la glace (National Snow and Ice Data Center/NSIDC) à Boulder (Colorado, ouest).

Les glaces de l'océan arctique ont ainsi reculé de 2,06 millions de km2 depuis le début d'août.

L'ampleur de cette fonte montre que la superficie des glaces de l'Arctique pourrait se réduire davantage qu'en été 2007, qui avec 4,25 millions de km2 affichait déjà un record depuis le début des mesures satellitaires.

Alors qu'il reste plusieurs semaines avant que l'océan arctique ne recommence à geler avec la baisse des températures en automne, la fonte pourrait être supérieure cette année à celle de l'été 2007, estime le centre.

Le recul des glaces arctiques en été 2007 représentait une réduction de près de 40% par rapport à la superficie moyenne de 7,23 millions de km2 de banquise qui restait l'été entre 1979 et 2000, précise le NSIDC.

La saison de fonte dans l'Arctique commence à la mi-juin. La glace atteint son minimum à la mi-septembre et son maximum en hiver à la mi-mars.

"Le fait est que l'accélération de la fonte en été observée durant cette décennie se poursuit", relève le Centre.

Le pôle Nord pourrait même être momentanément libéré des glaces en septembre, un fait sans précédent dans les temps modernes et qui marquerait une nouvelle étape dans le recul de la banquise arctique depuis dix ans sous l'effet du réchauffement climatique, avait estimé fin juin un glaciologue américain.

"Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été", ce qui s'explique par la faible épaisseur de la glace, expliquait à l'AFP Mark Serreze, un scientifique du NSIDC.

Evaluant cette possibilité à 50%, ce scientifique jugeait "concevable qu'à la mi-septembre des voiliers puissent naviguer d'Alaska au pôle Nord".

La fonte des glaces au pôle Nord "s'est déjà produite dans l'histoire de la Terre mais certainement pas dans les temps modernes", ajoutait-il.

"Ce que nous avons observé ces dix dernières années est une vaste réduction des glaces arctiques, notamment ces trois dernières années, et cette tendance de long terme fera qu'il pourrait ne plus y avoir de glace l'été dans l'océan arctique d'ici 2030 ou autour de cette date", selon ce glaciologue.

Il y a quelques années, ce scénario était prévu entre 2050 et 2100, rappelait-il.

Le recul des glaces arctiques en 2008 est principalement le fait de la fonte dans la mer de Tchouktches en Alaska ainsi qu'au large de la Sibérie, précise le NSIDC.

La banquise de la mer de Tchouktches est un habitat naturel de nombreux ours polaires dont la survie est menacée par la fonte excessive des glaces où ils chassent notamment les phoques.

Mais la disparition des glaces l'été a aussi de bons côtés en permettant d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.

Cette route maritime évite aux navires les longs détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.

De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et sans glace ces gisements qui aiguisent déjà les convoitises entre Russes et Canadiens notamment, seront plus aisément accessibles, soulignent des experts.
# 28/08/2008 à 01:27 ACCRA
Des progrès affichés à Accra sur le climat et la déforestation
Par Alistair Doyle Reuters - ACCRA (Reuters) - Des progrès ont été réalisés sur la question de la sauvegarde des forêts tropicales lors de la conférence d'Accra sur le changement climatique, a déclaré le responsable de la Convention de l'Onu sur le climat.

"Nous sommes toujours au travail, le processus s'est accéléré", a dit Yvo de Boer au terme d'une semaine de discussions. "Il y a un sentiment d'urgence grandissant."

La conférence d'Accra s'inscrivait dans une série de rendez-vous destinés à définir d'ici fin 2009 un texte censé remplacer le protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

Le protocole de Kyoto fixait des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 37 pays industrialisés, mais ni les Etats-Unis ni la Chine, les deux plus importants pollueurs au monde.

Selon De Boer, les délégués des quelque 160 pays réunis pendant une semaine au Ghana ont pris plus amplement conscience de la nécessité de protéger les forêts et ont émis plusieurs idées en ce sens.

"Nous ne pouvons pas trouver une solution sur le changement climatique nous occuper de la
déforestation", a-t-il souligné.

La destruction des forêts tropicales est à l'origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre issues de l'activité humaine. Les plantes absorbent du dioxyde de carbone pour vivre, mais en libèrent lorsqu'elles sont arrachées ou brûlées.

Certains pays ont fait des propositions pour financer la protection des forêts. L'Arabie saoudite a par exemple suggéré de lever un impôt sur l'industrie forestière, alors que le Tuvalu a proposé une taxation des billets d'avion et des transports.

De Boer a par ailleurs affirmé que les participants s'étaient mis d'accord sur la préparation d'un projet de texte en vue de la prochaine réunion, en décembre à Poznan (Pologne).

Il a fait état de progrès sur la question d'objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre par secteur, un point contesté par les pays en développement qui redoutent la mise en place de barrières douanières de fait.

De nombreux délégués ont cependant prévenu qu'un accord était encore loin d'être trouvé, en raison notamment des divergences sur le partage des responsabilités entre pays industrialisés et pays émergents.

Brice Lalonde, émissaire de la France, a comparé les discussions à un voyage en train. "Nous avons posé les rails", a-t-il dit, ajoutant qu'un accord nécessitait un consensus sur chaque point.

L'organisation écologiste Greenpeace a pour sa part estimé que les pourparlers n'allaient pas assez vite et a critiqué l'inertie du Japon, du Canada, de la Russie et de l'Australie.

Selon Angela Anderson, de l'organisation Pew, basée à Washington, de nombreuses délégations attendent aussi de connaître l'identité du prochain président américain pour prendre position.

Les Etats-Unis n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto mais les deux candidats à la Maison blanche, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama, ont promis un engagement plus fort que leur prédécesseur dans la lutte contre le changement climatique.

Version française Grégory Blachier
# 29/08/2008 à 00:38 avec catnat (site web)
Restrictions d'eau dans l'Eure et la Val de Marne
12-08-2008
Les prélèvements d'eau dans trois rivières de l'Eure ont été restreints par arrêté préfectoral en raison d'un déficit des précipitations. Il n'a pas plu suffisamment à la fin du printemps et au début de l'été pour maintenir les niveaux de l'Eure, de la partie amont de l'Avre et de la partie aval de l'Iton. "Le mois de juin peu arrosé a vu une chute généralisée des débits des cours d'eau qui s'est poursuivie tout au long de juillet", précise la préfecture.

Le phénomène a été accentué par la diminution du niveau des nappes phréatiques observée depuis plusieurs années dans ce département.

Tous les arrosages (champs cultivés, terrains de sport, espaces verts, potagers) sont désormais interdits entre 10H00 et 20H00, ainsi que le remplissage des piscines privées. Il concerne les habitants de 178 communes traversées par ces rivières.

Trois autres rivières de l'Eure (la Calonne, la Charentonne et la partie amont de l'Iton) ont par ailleurs franchi le seuil de vigilance, amenant la préfecture à attirer l'attention des usagers "sur la nécessité d'utiliser l'eau de manière raisonnée".

La préfecture du Val-de-Marne a annoncé mercredi des mesures de restriction de l'usage de l'eau dans 27 communes du département en raison du franchissement du seuil de crise sur la nappe du Champigny. Ces mesures visent à limiter les prélèvements dans la nappe du Champigny et dans les rivières de l'Yerres, du Réveillon et du Morbras, a précisé la préfecture dans un communiqué, faisant référence à un arrêté du 1er août.

Cet arrêté constate le franchissement du seuil de crise sur la nappe du Champigny et du franchissement du seuil de crise renforcée sur le Ru du Réveillon. Il déclenche les mesures de restriction fixées par un arrêté du 24 juillet.

Il est notamment interdit dans les communes concernées de laver les véhicules hors des stations professionnelles et d'arroser les pelouses, espaces verts publics et privés et jardins potagers entre 08h00 et 20h00.

L'irrigation des terres agricoles (grandes cultures) par prélèvements en rivières est interdite. L'irrigation par forage est limitée (interdite entre 12h00 et 20h00, ainsi qu'entre 08h00 et 20h00 le dimanche).

Source: Préfecture de l'Eure

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