nommé Modoki en décembre 2009

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# 06/02/2010 à 22:46 Conséquence de l'épisode el Nino
Les îles de la Polynésie française, dans l'océan Pacifique, sont touchées par le cyclone Oli.
Les îles de la Polynésie française, dans l'océan Pacifique, sont touchées par le cyclone Oli, depuis le début de ce mois. Oli a été classé en Catégorie 4 (vents supérieurs à 213 km/h) le 4 février 2010, au large des îles Bora-Bora. Pluies intenses et vagues importantes ont causé des dégats sur les terres. Alors qu'un épisode El Niño s'est installé sur le Pacifique tropical, la saison des cyclones pourrait s'intensifier dans le Pacifique est.

Un paramètre nommé Potentiel de Chaleur Cyclonique (TCHP) intègre les valeurs d'anomalies de hauteurs de mer aux données de températures de surface et de profondeur de couche de mélange. Calculé ici sur la zone touchée par le cyclone, on observe des valeurs importantes (plus de 140 kJ/cm²) à la fin du mois de janvier.

http://www.aviso.oceanobs.com/fr/actualites/actualites/index.html?tx_ttnews[tt_news]=688&tx_ttnews[backPid]=285&cHash=1ff33824c7
Image

lire les dégâts occasionnés par ce cyclone Oli http://www.tahitipresse.pf/2010/02/cyclone-oli-apocalypse-a-tubuai/

sur cet article ils nomment Modoki cet épisode atypique el Nino (du japonais, semblable mais différent)
http://sciences. blogs.liberation .fr/home/ 2009/11/septembr e-2009-deuxi% C3%A8me-plus- chaud-depuis- 1880.html
Le mois de septembre 2009 se situe au deuxième rang des mois de septembre les plus chauds depuis 1880 annonce la NOAA.

La National oceanic and atmospheric administration vient de publier l'image ci contre. Elle représente l'écart de température moyenne mesuré en septembre 2009 relativement à la moyenne climatologique.

Cette situation est surtout due aux températures des continents, au deuxième rang derrière septembre 2005. La température des océans est au cinquième rang. Cette information confirme celle donnée pour l'été 2009 par la NOAA, avec un record en aout pour les océans et un troisième rang pour les températures globales des trois mois d'été (boréal). Nul doute que les débats entre climatologues sur l'évolution à moyen terme - les 10 à 20 prochaines années - vont... évoluer avec ces nouvelles données.

nov
2009

Le mois de septembre 2009 se situe au deuxième rang des mois de septembre les plus chauds depuis 1880 annonce la NOAA.

La National oceanic and atmospheric administration vient de publier l'image ci contre. Elle représente l'écart de température moyenne mesuré en septembre 2009 relativement à la moyenne climatologique.

Cette situation est surtout due aux températures des continents, au deuxième rang derrière septembre 2005. La température des océans est au cinquième rang. Cette information confirme celle donnée pour l'été 2009 par la NOAA, avec un record en aout pour les océans et un troisième rang pour les températures globales des trois mois d'été (boréal). Nul doute que les débats entre climatologues sur l'évolution à moyen terme - les 10 à 20 prochaines années - vont... évoluer avec ces nouvelles données.


Cette situation est d'autant plus remarquable que le Soleil est toujours dans une phase exceptionnellement calme de son cycle. Quant à l'océan Pacifique, il se trouve juste au dessus de la barre "El Niño", si ce phénomène se poursuit cet hiver et au début de 2010, il devrait conduire à des températures océaniques plutôt plus élevées que la moyenne durant plusieurs mois, puis, logiquement, un reflux ensuite. cet El Niño est toutefois d'un genre spécial, baptisé Modoki (similaire mais différent en japonais). Au lieu d'avoir un franc basculement des eaux chaudes de surface de l'Ouest vers l'Est du Pacifique on a plutôt un faible réchauffement à l'Est et à l'Ouest, ce qui perturbe la mousson indienne et provoque une sécheresse en Australie. Un nouveau mode pour ce phénomène qui semble plus fréquent dans les simulations numériques d'un climat réchauffé.

Vous pourrez continuer à lire l'article dont nous ne partageons pas totalement l'intégralité des certitudes et restons plus prudents en continuant nos recherches et nous poser des questions.

Par exemple au sujet de la dernière affirmation : "les simulations montrent que cela se produit dans le cadre d'un climat réchauffé", nous préférons émettre l'idée que cela pourrait aussi correspondre à une période de cycle solaire intermédiaire. C'est à dire passant de bas à début de la courbe à la hausse ou bas fin de la courbe ascendante. C'est bien la situation depuis la fin septembre comme nous l'avons cité dans le titre de l'un de ces forums.

Pour continuer autre conséquence d'El Nino sur les Jeux Olympiques d'hiver à Vancouver sur la côte ouest du Canada.
Même les météorologues n’osent pas se mouiller : le temps qu’il fera à Vancouver pendant les Jeux est la grande inconnue de ces JO, un problème dû à la situation géographique de la ville, au bord de l’océan Pacifique et au pied des Rocheuses.


Pour l’instant, le comité organisateur (Covan) cherche surtout de la neige pour les épreuves de snowboard et de ski freestyle, qui se dérouleront à Cypress Mountain, aux portes de la ville.

Cette station de ski alpin perchée à 930 m d’altitude est fermée au public depuis le 13 janvier. Les organisateurs espéraient préserver le mince manteau neigeux, qui a depuis pratiquement fondu. Et le temps exceptionnellement doux et pluvieux les a empêchés d’en fabriquer avec des canons à neige.

De guerre lasse, c’est par camion qu’ils ont transporté ces derniers jours la neige sur les sites de compétition. Heureusement, ils avaient prévu le problème et stocké au haut de la montagne les tonnes de neige tombées sur la station au début de l’hiver.

Les organisateurs ne désespèrent pas de voir de la vraie neige tomber du ciel : Cypress devrait en recevoir normalement 86 cm pendant les 16 jours que durent les Jeux, selon les statistiques météorologiques.

Le Covan ne s’inquiète pas pour les autres épreuves de glisse, organisées autour de la grande station de Whistler, à 125 kilomètres au nord de Vancouver. « Il y est tombé 4 mètres de neige en novembre », précise un porte-parole, Sébastien Théberge.

La seule inquiétude, « c’est le brouillard », ajoute-t-il, mais les organisateurs l’ont aussi vu venir en programmant « les compétitions de ski au début des Jeux pour se donner une marge de manœuvre en cas de report ».

« El Nino » rôde

Depuis le début de l’hiver, Vancouver subit « El Nino », le phénomène climatique, qui réchauffe les eaux du Pacifique équatorial et entraîne des manifestations atmosphériques inhabituelles dans le monde entier, selon Matthew MacDonald, prévisionniste au Service météorologique du Canada.

À Vancouver, les années où El Nino se manifeste intensément, comme cet hiver, il a aussi tendance à apporter « du temps plus sec en février », dit-il.

Néanmoins, pour les autres Canadiens, habitués à des hivers longs et rigoureux, Vancouver, avec son climat maritime, est tout sauf une ville d’hiver.

« Jamais dans l’histoire olympique une ville au climat aussi doux n’a accueilli les Jeux d’hiver », confirme René Héroux, du service météorologique du Canada. Les JO d’hiver ont cependant été perturbés par des conditions exceptionnellement douces, dues au phénomène de foehn (vent chaud) en 1928 et 1948 à Saint-Moritz (Suisse) en 1932 à Lake Placid (États-Unis) et en 1964 à Innsbruck (Autriche).

« C’est comme si Paris organisait les Jeux d’hiver », ajoute M. Héroux. En février, à Vancouver, les températures quotidiennes oscillent entre 1,5 et 8 degrés. Mais cette année il y a fait plus de 14 degrés en janvier.

En règle générale, cependant, février, avec la floraison des premiers bulbes, cerisiers et autres prunus, annonce plutôt à Vancouver le printemps.

http://www.lalsace.fr/fr/article/2666020/Jeux-d-hiver-cherchent-neige-desesperement.html

# 15/03/2010 à 12:07 El Nino fait de la résistance (site web)
TRADUCTION GOOGLE

En bref
Central températures de surface de mer du Pacifique ont réchauffé légèrement au cours de la dernière quinzaine, ce qui ralentit la décomposition de l'événement actuel d'El Niño.
L'eau sous la surface du Pacifique tropical reste plus chaud que la moyenne à long terme.
Le SOI a augmenté au cours de la dernière semaine après avoir baissé rapidement au cours de Février. La dernière valeur approximative de 30 jours de la DI est -16.
Les alizés sont proches de la normale dans presque tout le Pacifique.
Graduel vers la date-line reste supérieur à la moyenne.
La plupart des modèles informatiques internationaux prédisent un retour à des conditions neutres à la fin de l'automne austral.

++++++++++++++++++++++++++

Avec le groupe wxsatpictures

Durant tout le mois de février, anomalies de température de mer de surface excédant les 1.5°C dans certaines zones de l'Océan Pacifique Equatorial à la fin du mois :

Image
D'autres facteurs d'anomalies atmosphériques et océaniques reflètent à ce jour un épisode El Nino de modéré à fort, la majorité des modèles de prévisions prévoie une décroissance des anomalies de la température de la surface la mer (SST) durant l'année 2010.

Sur 3 mois baisseront en dessous de 0.5°C, aux alentours des mois de mai-juin-juillet indiquant une transition avec un ENSO neutre, mais ceci reste incertain : Image
Voir détails (MAJ au 3 Mars) :
http://www.bom.gov.au/climate/enso/
# 23/04/2010 à 00:45 Modoki sur le déclin
En mars, il subsistait encore une petite anomalie chaude au centre de l'océan Pacifique tropical.

Voir l'image altimétrie du satellite franco-américain Jason : http://www.aviso. oceanobs. com/fr/actualite s/indicateurs- des-oceans/ bulletin- el-nino/index. html

Jusqu'au bout le Niño de 2010 a donc été plutôt de la forme dite Modoki c'est-à-dire que l'anomalie de température est plutôt au centre du Pacifique et non au large des côtes américaines.

El Niño 2010 restera relativement modeste comparé aux événements des années 1997 ou 1983.

Son influence sur les températures moyennes de la planète s'est clairement fait sentir puisque l'on observe une montée de ces dernières depuis fin 2008, en coïncidence avec le passage d'une phase Niña à une phase Niño.

Les trois premiers mois de 2010 se situent très haut dans le palmarès des records de chaleur au niveau mondial. Selon l'équipe de James Hansen à la Nasa les deux premiers mois étaient au troisième rang et que le mois de Mars devrait se situer au premier ou au deuxième.

VOIR
http://data. giss.nasa. gov/gistemp/
http://www.bom. gov.au/climate/ enso/
# 25/04/2010 à 12:56 animation el Nino (site web)
http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2421205&rubId=47606
# 25/04/2010 à 13:03 Phase neutre annoncée après la fin mai (site web)
Résumé au 8 avril 2010
(Sources N0AA & BoM & CPC) :

Le phénomène El Nino devrait durer jusqu'à la fin du printemps (de l'Hémisphère Nord)

El Nino s'est affaiblit durant le mois de mars, avec des anomalies de température de mer de surface ayant baissé mais étant toujours supérieures à 1.0°C
à travers l'Océan Pacifique Equatorial Est et Centre à la fin du mois

Les valeurs de la région Nino 3.4 (région de référence) sont restés à un niveau de +1.0°C durant le mois de mars

D'autres facteurs d'anomalies atmosphériques et océaniques reflètent à ce jour un épisode El Nino modéré mais qui a faiblit

Presque tous les modèles de prévisions prévoient une décroissance des anomalies de la température de la surface la mer durant l'année 2010
La majorité des modèles indiquent que les anomalies de surface de température de la mer de la région El Nino 3-4 sur 3 mois baisseront en dessous de 0.5°C
aux alentours des mois de mai-juin-juillet indiquant une transition avec un ENSO neutre

Quoiqu'il en soit il est attendu qu'El Nino exerce encore une influence significative sur le climat et le temps jusqu'au mois de mai
(voir par exemple l'influence d'El Nino lors d'un épisode fort sur le Pacifique Sud en matière de systèmes cycloniques)

http://www.cpc.noaa.gov/products/people/wwang/cfs_fcst/images3/nino34SSTSeaE120.gif

# 25/04/2010 à 13:13 cyclone violent (site web)
L'activité cyclonique sévère pourrait accompagner cette baisse el Nino au NE des USA.
# 22/08/2010 à 00:25 Episode Nina début juillet (site web)
Depuis le début juillet la phase Nina est annoncée.

A suivre sur environnement Canada
http://www.ec.gc.ca/adsc-cmda/default.asp?lang=Fr&n=D2975CE2-1

Température de surface de la mer dans la région Niño3.4
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Comparaison du profil du phénomène La Niña le plus récent avec les La Niñas précédents semblables quant à la température de la surface de la mer dans la région Niño3.4 calculée en Celsius degrés. Les températures de la surface de la mer commencent à se réchauffer au début de l'été, elles atteignent un plafond en hiver et redescendent à des valeurs presque normales le printemps suivant. Les séries chronologiques de manifestations El Niño sont fournies par l'International Research Institute aux États-Unis (en anglais seulement).

Série chronologique de l’indice multivarié de l’El Niño Oscillation australe hiver
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Les valeurs négatives de l'indice multivarié de l'El Niño Oscillation australe représentent les manifestations de La Niña, alors que ses valeurs positives représentent les manifestation de La Niña. L'index multivarié de l'oscillation australe El Niño est fondé sur des paramètres propres à l'océan Pacifique tropical : pression atmosphérique au niveau de la mer, vents zonaux et méridiens, températures de la surface de la mer et fraction nuageuse totale du ciel. Les séries chronologiques de l'index indiquent que les deux manifestations El Niño les plus fortes se sont produites lors des hivers de 1982-1983 et 1997-1998. La série chronologiques est fournies par National Oceanic and Atmospheric Administration aux États-Unis. La série chronologiques est fournies par National Oceanic and Atmospheric Administration aux États-Unis (en anglais seulement).

Températures de surface de la mer dans le centre et l'est du Pacifique équatorial
Image
Les animations présentées ci-dessus montrent l’évolution des températures à la surface de la mer dans les eaux tropicales du Pacifique au cours des deux épisodes La Niña les plus puissants du 20e siècle, en Celsius degrés, qui se sont produits de janvier 1988 à décembre 1989 (voir le tableau du haut) et de janvier 1998 à décembre 1999 (voir le tableau du bas). Les eaux, plus froides que la normale, sont d’abord apparues le long des eaux tropicales équatoriales du Pacifique central et se sont ensuite dispersées pour atteindre les zones subtropicales. Le tableau du bas présente l’évolution des températures à la surface de la meraprès la fin d’un El Niño très important au cours de l’année 1997-1998.

retrouver les données El Nino, Nina http://www.ec.gc.ca/adsc-cmda/default.asp?lang=Fr&n=D2975CE2-1




# 26/01/2011 à 23:00 La Nina 2010-2011 est le plus puissant depuis 100 ans
Le phénomène climatique La Niña, réapparu durant l'été 2010, est un des "plus puissants du siècle écoulé" et devrait durer encore jusqu'en avril/mai avant de s'affaiblir progressivement, a annoncé l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

"Par ses manifestations atmosphériques, cet épisode est l’un des plus puissants", indique l'OMM dans un bulletin. "Ses effets les plus importants enregistrés ces derniers mois sont les inondations dévastatrices en Australie", a précisé le chef des services du climat de l'OMM, en conférence de presse.

L'épisode actuel de La Niña est aussi responsable, selon l'OMM, d'"une pluviosité nettement excédentaire dans certaines régions d'Indonésie et d'Asie du Sud-Est". "On impute également à l’actuel Niña les précipitations supérieures à la moyenne observées en Afrique australe et le déficit pluviométrique constaté dans l’est de l’Afrique équatoriale, dans la partie centrale de l’Asie du Sud-Ouest et dans le sud-est de l’Amérique du Sud", précise l'OMM. Pour l'Europe, l'influence des deux phénomènes sur le climat n'est toujours pas avérée scientifiquement, selon l'OMM.

L'organisation basée à Genève explique par ailleurs que "presque tous les modèles numériques prévoient la persistance de l'actuel épisode La Niña pendant au moins les 2 à 4 prochains mois, c'est-à-dire jusqu'à la fin du premier trimestre de 2011, voire au-delà (avril ou début mai)". Après, "l'intensité du phénomène va probablement décroître" et "au-delà, l'évolution du cycle El Niño/La Niña est incertaine", souligne l'organisation.

A l'opposé d'El Niño, La Niña se caractérise par une baisse des températures moyennes sous la surface de la mer dans le centre et l'est du Pacifique équatorial.

El Niño, qui a dominé depuis plus de deux ans, a été remplacé par La Niña en juin/juillet dernier. Les variations de température que ces phénomènes provoquent sont étroitement corrélées avec d’importantes fluctuations du climat observées dans le monde entier. Une fois installés, ils persistent généralement neuf mois, voire davantage.
Source : OMM

Et l'article du Monde
Le Pacifique face a la plus forte Nina en un demi-siecle, Le Monde, 18/01/11, 15h38
Stephane Foucart

Selon le dernier bulletin du Earth System Research Laboratory (ERSL) americain, le phenomene meteorologique La Nina en cours est le plus intense mesure depuis six decennies. "Compte tenu de son etendue spatiale et de son amplitude, c'est l'une des Nina les plus fortes jamais enregistrees depuis la seconde moitie du siecle dernier, dit Pascale Delecluse, directrice adjointe de la recherche a Meteo France, specialiste de ce phenomene. L'episode actuel est tres legerement plus marque que celui de 1973, qui avait debute par une periode de fortes precipitations sur l'Australie. Les prochains mois nous diront si un record centennal a ete battu."
A l'inverse de son antagoniste, le fameux El Nino, La Nina se caracterise par un refroidissement, tres marque a l'est et au centre du Pacifique equatorial, les eaux tropicales chaudes etant repoussees vers l'extreme ouest. Survenant generalement tous les trois a sept ans, elle favorise nombre de bouleversements meteorologiques, dont les precipitations inhabituelles sur l'Australie sont une spectaculaire manifestation.
"De six mois a un an"
Pour Christophe Cassou, chercheur (CNRS) au Centre europeen de recherche et de formation avancee en calcul scientifique (Cerfacs) et specialiste de modelisation du climat, l'une des questions fondamentales est de savoir combien de temps va encore durer cette Nina tres marquee, apparue en juillet 2010. "Generalement, une Nina peut durer de six mois a un an, explique M. Cassou. Mais il semble que les plus intenses d'entre elles puissent passer le cap du printemps et persister ainsi pendant deux ans." L'episode actuel semble devoir en tout cas se prolonger jusqu'au printemps ; il pourrait faire de 2011 une annee globalement moins chaude que 2010.
Les causes du declenchement d'une Nina ou de son jumeau chaud ne sont pas connues avec precision. L'un et l'autre demeurent relativement imprevisibles, meme si "les modeles utilises pour la prevision saisonniere parviennent a en produire plus ou moins fidelement les caracteristiques, une fois l'evenement declenche", precise Pascale Delecluse.
"Pour El Nino, par exemple, nous savons que certaines conditions sont necessaires a son declenchement, comme une accumulation d'eaux chaudes dans l'ouest du Pacifique, mais, parfois, cette accumulation persiste pendant deux a trois ans avant le declenchement du phenomene, poursuit Mme Delecluse. Il y a donc des conditions de grande echelle qui doivent se mettre en place, mais le coup d'envoi est donne par des evenements de plus petite echelle." Ces elements declencheurs demeurent inconnus.
A d'autres egards, cette oscillation de la machine climatique entre chaud et froid dans le Pacifique equatorial demeure enigmatique. L'effet du rechauffement sur ces phenomenes, qui conditionnent nombre d'activites humaines (peche, agriculture, etc.), reste peu connu. "Intuitivement, on pense qu'un changement climatique va modifier la recurrence et l'amplitude de ces evenements, mais ce que nous observons est loin d'etre clair : d'une part, les modeles de changement climatique peinent a representer ces anomalies climatiques dans toute leur complexite ; d'autre part, on ne sait pas encore avec certitude quels sont les phenomenes critiques qui en controlent le developpement", conclut sans trancher Mme Delecluse.
[rl]http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/01/18/le-pacifique-face-a-la-plus-forte-nina-en-un-demi-siecle_1467126_3244.html[/url]


et l'article sur la Terre du Futur
Image
http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=1207
Après les inondations en Australie, le Brésil affronte la pire catastrophe de l'histoire du pays et tous les regards se tournent vers "La Niña".

L'année 2010 a connu de nombreuses catastrophes climatiques. En juillet, le Pakistan a affronté des pluies torrentielles. En septembre, le Nord de l'Amérique latine a subi l'une des pires saisons de pluie de son histoire. Pareil événement s'est produit en Indonésie entre octobre et novembre. A la fin décembre, une sécheresse accrue touche l'Argentine, et au même moment, l'Australie commence à faire face aux pires inondations qu'elle a connues depuis 50 ans. La semaine suivante, c'est au tour du Brésil d'être touché par des pluies diluviennes et meurtrières. Bilan: des milliers de sinistrés, de nombreux morts et blessés et des dégâts qui se chiffrent en millions d'euros.

Depuis une trentaine d'années, les experts météorologiques ont pu établir un lien de cause à effet entre la Niña et les fortes pluies en Indonésie, Malaisie et Australie, des périodes de sécheresse en Amérique du Sud, des tempêtes dans l'Atlantique tropicale, des vagues de froid en Amérique du Nord et un temps pluvieux dans le sud-est de l'Afrique.

Les catastrophes naturelles de l'année dernière sont contestablement dues à la Niña, affirme le bureau de météorologie du gouvernement australien qui a même qualifié de "Niña majeur" les inondations de la fin décembre". Elles ont "contribué à faire de 2010 la troisième année record en termes de précipitations en Australie" et la première sur les six derniers mois de l'année, ajoute l'institut.

Le terme "la Niña" désigne le refroidissement de la surface des eaux dans la zone centrale et orientale du Pacifique. Selon Omar Badour, météorologue à l'Organisation météorologique mondiale (OMM) ce "refroidissement des eaux est provoqué par la circulation des vents d'Est en Ouest, modifiant ainsi les températures océaniques".

En Australie, le refroidissement des eaux, associé à des conditions météorologiques extrêmes, a apporté sur le Queensland des précipitations bien au-dessus de la moyenne. A la Noël, elles se sont accrues avec la chute des pluies torrentielles.

Au XXe siècle, il y a eu 17 épisodes la Niña. Ce phénomène devrait se répéter en moyenne deux fois tous les 5 à 10 ans. D'après cette évaluation, le XXIe siècle devrait connaître au minimum 20 phénomènes la Niña.

Le Giec (Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat), dans son dernier rapport de 2007, écrit que dans le contexte du réchauffement climatique, il "n'y a pas d'indication solide, pour l'heure, sur des changements perceptibles de l'amplitude et de la fréquence"
# 11/04/2011 à 19:06 en Antarctique
Parmi les causes qui pourraient influer sur l'oscillation climatique au travers le gulf stream, mais aussi el Nino, se trouvent les courants marins comme le signale ce blog http://planeteterre.midiblogs.com/archive/2010/12/07/courant-circumpolaire.html
http://planeteterre.midiblogs.com/archive/2010/11/12/el-nino.html

En Antarctique les eaux plongent en profondeur, les courants qui tournent autour des terres peuvent apporter le changement dans les vents et par voie de conséquence les oscillations climatiques.

Quelques précisions au sujet de l'Antarctique

1 - La glace qui fond sous l'Antarctique regèle en profondeur

Selon une étude parue dans la version en ligne de la revue américaine Science, la glace sous la calotte de l'Antarctique fond régulièrement et forme des poches d'eau qui regèlent en profondeur, créant jusqu'à la moitié de l'épaisseur totale de la glace. Cette découverte pourrait bouleverser la compréhension de l'accroissement des couches de glace, leurs mouvements et leurs réactions au changement climatique.
Les glaciologues ont toujours pensé que les couches de glace dans l'Antarctique se formaient depuis la surface et s'accroissaient par le dessus, avec l'accumulation de la neige au cours des millénaires.
Les scientifiques ignoraient ce qui se passait en profondeur. Ils pensaient généralement aux couches de glace comme à la fabrication d'un gâteau à savoir qu'on commence par une couche qui s'ajoute à une autre couche. "Mais dans ce cas, c'est comme si quelqu'un avait injecté une couche très épaisse de glaçage à la base ", explique Robin Bell, géophysicien à l'Université Columbia (Lamont Doherty Earth Observatory, New York), co-responsable du projet AGAP (Antarctica's Gamburtsev Province Project). « L'eau a toujours été connue pour être un élément important de la dynamique des couches de glace mais surtout comme un lubrifiant », poursuit le chercheur. « Alors que les couches de glace changent, nous voulons pouvoir prédire l'ampleur de ces changements et tous nos modèles incluent de l'eau liquide sous la glace », précise-t-il.
Selon ces chercheurs, l'eau qui a de nouveau gelé dans les profondeurs de l'Antarctique représenterait jusqu'à 24% de la couche de glace autour du Dôme A, un haut-plateau de 4 206 m formant la plus grande élévation de la plaque glaciaire de l'Antarctique Est. Cette plaque a une superficie de 9,8 millions de km2, soit l'équivalent des Etats-Unis.
Ces travaux s'inscrivent dans le cadre d'une étude menée par six pays sur les montagnes invisibles Gamburtsev, un chaîne plus grande que les Alpes, « enterrées » sous plus de trois kilomètres de glace. En 2006, les chercheurs auteurs de cette étude ont découvert que des lacs d'eau liquide occupaient de vastes surfaces à certains endroits sous l'Antarctique. En 2008 et 2009, ils ont organisé une expédition et à l'aide d'instruments de géophysique. Ils ont pu créer des images en trois dimensions de la chaîne de montagnes Gamburtsev, obtenant des images détaillées des couches de glace recouvrant ces montagnes et des nappes d'eau sub-glaciales.
Source : http://france.meteofrance.com/france/actu/actu?portlet_id=74935&document_id=25102



2 - La Terre vue de l'Espace : la terre de Brunt

Image
Sur cette image prise par Envisat apparaît la barrière de Brunt qui s'étend en bordure de la Mer de Weddel, sur les côtes du nord de la Terre de Coats, en Antarctique.
La barrière de Brunt est une plaque de glace flottante de 100 m d’épaisseur qui est alimentée principalement par les glaces s’écoulant depuis la Terre de la Reine-Maud.
La barrière s’écoule chaque année de plusieurs centaines de mètres vers l’océan. Une fois qu’elle atteint la Mer de Weddel, elle est soumise au stress combiné des températures plus hautes et du mouvement des marées jusqu’à ce que des fragments s’en détachent et forment des icebergs.
Depuis le milieu des années 1950, la barrière abrite la station polaire Halley du British Antarctic Survey. Comme la barrière est mouvante, elle emporte avec elle la station Halley, qui dérive vers le nord-ouest d’environ un demi kilomètre chaque année.
L’état de la barrière n’est pas considéré comme stationnaire. Il y a un risque de fractionnement, par l’extension des fractures et les impacts d’icebergs. Si la barrière venait à se séparer de la péninsule, elle ne causera pas de montée du niveau des eaux car elle est déjà en flottaison.
L’étude des barrières de glaces est importante car il s’agit d’indicateurs du changement climatique en cours. L’observation par satellites de l’Antarctique sur le long terme est essentielle car elle fournit des données indiscutables sur les tendances en cours et permet aux scientifiques de faire des prévisions.
Au cours des 20 dernières années, les satellites des missions ERS et Envisat de l’ESA ont été les principaux instruments pour l’évaluation et la démonstration de l’utilité des données collectées par lobservation des régions polaires depuis l’espace.
Le radar ASAR (Advanced Synthetic Aperture Radar) d’Envisat est particulièrement adapté à l’acqusisition des données au dessus de l’Antarctique car il est capable de « voir » à travers les nuages et dans l’obscurité – deux conditions d’observation très courantes dans ces régions. Les images quotidiennes de l’Antarctique prises par ASAR sont mises à disposition des scientifiques et aisément accessibles.
Egalement visible à l’image, l’île de Lyddan se caractérise par trois péninsules étroites qui la font ressembler à une queue de baleine.
Cette image a été acquise par le radar ASAR le 5 mars 2011.
Source : http://www.esa.int/esaCP/SEM3RZ6S9MG_France_0.html
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