L’hydrogène est l’atome le plus simple qui soit : il n’est composé que d’un proton associé à un électron. C’est aussi l’atome le plus présent dans l’univers, car il représente environ 92 % de ses atomes et 70 % de sa masse.
Les atomes d’hydrogène ont été créés avec l’univers
Selon le modèle du Big Bang, l’univers s’est créé il y a quinze milliards d’années ; il ne cesse depuis de s’agrandir et donc de se refroidir.
. Les autres deviennent des noyaux de deutérium
(ou deutéron), d’hélium 3
(deux isotopes de l’hydrogène et de l’hélium : ils ont le même nombre de protons mais un nombre différent de neutrons) et surtout d’hélium
, selon qu’ils s’assemblent avec un ou plusieurs neutrons. Cette réaction, appelée nucléosynthèse primordiale, s’arrête après deux ou trois minutes. Notons que les noyaux formés ne sont toujours pas liés avec les électrons. L'univers aujourd'hui
L’univers a gardé à peu près la même composition jusqu'à aujourd’hui. Il est constitué à 99 % de tels éléments, appelés éléments légers à cause de leur faible masse. On observe donc qu’il est composé à 92 % d’hydrogène et à 7 % d’hélium, la part restante correspondant surtout aux éléments plus lourds qui ont été créés après.
La création de l'atome d'oxygène
L’oxygène relève d’un processus beaucoup plus complexe : c’est un atome constitué de huit protons et de huit neutrons, il est seize fois plus lourd que l’hydrogène. Il appartient aux groupes des éléments lourds (par opposition aux éléments légers) et ne s’est pas formé juste après la naissance de l’univers, mais après la naissance des premières étoiles.
Il existe plusieurs hypothèses concernant la création des étoiles. Sera ici présentée la plus communément admise.
Les premières étoiles de l’univers se sont formées il y a quatorze milliards d’années. L’univers est alors baigné par un vaste nuage de gaz, constitué uniquement d’hydrogène et d’hélium. Ce nuage s’est ensuite fragmenté en plusieurs masses qui se sont effondrées sur elles-mêmes sous l’effet de la gravitation. La température et la pression ont alors augmenté en flèche, jusqu'à ce qu’il s’y produise les réactions de fusion qui président à la naissance des étoiles.
Ces premières étoiles présentaient la particularité d’être très massives : leur masse pouvait atteindre plusieurs dizaines de masses solaires.
Comme toutes les étoiles, elles consommaient leur hydrogène en le convertissant en hélium par des réactions de fusion. Leur taille étant très importante, elles le consommaient relativement vite (en une quinzaine de millions d’années), tout comme les grosses étoiles actuelles.
La fin de vie de ces étoiles est comparable à celle des étoiles moyennes (comme le Soleil) ou grosses d’aujourd’hui.
Une fois l’hydrogène consommé, la tailles de ces étoiles augmente énormément. Elles deviennent ce que l’on appelle des « géantes rouges ». à ce stade de la vie d’une étoile, l’hélium se consume autour de la partie centrale qui s’est contractée après l’épuisement de l’hydrogène, mais son enveloppe externe se distend énormément : l’étoile enfle et peut atteindre de dix à dix mille fois sa dimension originale.
Ainsi, la température et la densité qui règnent au centre de l’étoile augmentent considérablement.
Cette augmentation permet qu’il s’y produise des réactions de fusion entre les noyaux d’hélium présents au sein du noyau, appelés aussi particules alpha (α). Ces réactions nécessitent une température supérieure à 109 K. Le premier élément pouvant ainsi être produit en abondance est le carbone 12 (six protons et six neutrons). Ce carbone provient de la réaction de fusion triple alpha qui se déroule en deux temps :
.
. En ajoutant encore une particule alpha au noyau de carbone (ce qui demande des températures encore plus fortes), on obtient le noyau d’oxygène (huit protons et huit neutrons). La réaction s’écrit :
.
Une étoile de cette taille termine sa vie par une explosion extrêmement violente, la supernova.
C’est au cours de cette explosion que sont dispersés dans l’espace les éléments créés au cœur de l’étoile, ainsi que son hydrogène et son hélium résiduels.
L’atome d’oxygène O est donc créé suite à des réactions de fusion au cœur des étoiles. Sa formation s’est amorcée avec les premières étoiles et se poursuit de nos jours.
Plusieurs conditions très délicates doivent être remplies pour permettre la formation de la molécule d’eau :
Les étoiles se sont toutes formées de la même manière que les premières étoiles de l’univers, c’est-à-dire par effondrement sur lui-même, sous l'effet de la gravitation, d’un nuage de gaz constitué essentiellement d’hydrogène et d’hélium. Seule différence, ces nuages comprenaient déjà des éléments lourds comme l’oxygène (ces éléments lourds ont une proportion de quelques millièmes ; ils rejoindront la jeune étoile ou se rassembleront par accrétion en planètes).
Rappelons que les étoiles de masse moyenne à lourde finissent leur vie en géante rouge. Contrairement au noyau, les températures régnant à la surface de ces géantes rouges sont relativement faibles (inférieures à 3000 K), ce qui permet la formation de molécules, dont la molécule d’eau H2O, à partir des atomes d’hydrogène et d’oxygène contenus dans l’étoile.
Les molécules créées sont éjectées hors de l’étoile par deux processus :
Ces supernovae, énormes explosions, donnent naissance à des nuages interstellaires. Ce sont des condensations froides et très denses, ils sont donc constitués de particules solides, les « grains » interstellaires. Leur densité peut atteindre plusieurs milliers de particules par cm3, et leur température vaut environ 20 K (-253 °C).
Ces nuages interstellaires comportent bien sûr des molécules d’eau sous forme de glace. On y a également détecté des silicates, du graphite et peut-être des fullerènes.
Les poussières d’étoiles présentes dans les nuages interstellaires agissent comme noyau de condensation, en s’entourant de manteaux de glace.